Protocole de test des ROMs Android sur Chartouni.fr

Voici la méthode par laquelle je teste mes ROMs Android, custom comme stock. Plus la ROM passe d’étapes, mieux elle est notée. Les étapes sont franchies dans l’ordre. L’échec d’une des étapes met définitivement fin au parcours de la ROM dans la compétition. J’utilise ce protocole sévère, car c’est lui qui me permet de trouver la perle rare des ROMs, la ROM parfaite.

Pour moi, si un outil ne marche pas du premier coup, c’est qu’il ne marche pas. Et quand je vois ce que fait la concurrence en matière de stabilité sur systèmes mobiles (je pense particulièrement à iOS, bien sûr), je me suis dit qu’il serait tout à fait possible à Android d’y faire un sans faute, éventuellement en offrant en plus un système performant et autonome. La chasse à l’OS de smartphone parfait est ouverte! Suivez le guide.

Étape 1: Restauration des données


Logo de Titanium Backup

Ce test est effectué à l’aide de la version payante du logiciel Titanium Backup, très largement répandu et connu des manipulateurs de ROMs Android. Cette application permet de sauvegarder toutes les applications installées sur le smartphone, leurs données (score des jeux, liste des courses, paramètres des comptes mail dans les applications adéquates, par exemple) ainsi que les paramètres systèmes (luminosité de l’écran, paramètres Android, fond d’écran, Launcher par défaut…etc.) sur le stockage interne du smartphone, qui, pour information, n’est jamais formaté lors d’un changement de ROM, ce qui est aussi le cas du contenu de la carte SD (seule la partition contenant le système est formatée si la ROM est de type « wipe »).


Interface de Titanium Backup

Du coup, lors d’un changement de ROM, pour peu que la nouvelle ROM soit rootée, vous pouvez (et devez!) normalement retrouver votre smartphone dans l’état identique à celui avant le changement de ROM, avec les mêmes données et les mêmes paramètres.

Plus les données et paramètres sous la nouvelle ROM diffèrent de ceux avant le changement, plus la ROM est pénalisée. Certaines ROM par exemple, restaurent sans problème les applications, à l’exception des applications stock, c’est-à-dire celles natives à Android (Calendrier, Gmail, Tâchez, Mémos…etc.). D’autres sont incapables de digérer la moindre donnée restaurée, ce qui les pousse au recalage direct!

En effet, à moins d’avoir entre les mains un smartphone tout neuf, il n’y a aucun intérêt à opter pour une ROM sur laquelle on ne peut pas retrouver ses données!

Étape 2: La stabilité

Cette étape inclut les tests suivants, par ordre d’importance:

Stabilité système, c’est-à-dire le taux de plantages des processus système. Les plantages du Market ou d’un processus relatif à un paramètre modifié (comme le changement de la langue du clavier, par exemple) en font partie. Plusieurs ROMs que j’ai testées sont par exemple dans l’incapacité d’installer une application depuis le Market (messages d’erreur, téléchargement bloqué), d’autres sont incapables de gérer l’achat In-App dans les applications tierces, comme les jeux. Les redémarrages intempestifs du smartphone, les screen freeze (écran qui ne réagit plus, forçant à redémarrer le téléphone), les sleep-of-death (smartphone en veille qui ne se rallume pas normalement) et tous les problèmes relatifs aux modules réseau (wifi, bluetooth, téléphone, 3G) font également partie de cette catégorie, et sont particulièrement pénalisants!

Stabilité des applications tierces, c’est-à-dire le taux de plantages des applications installées sur le smartphone. Plusieurs ROMs que j’ai testées ne gèrent pas correctement les apps stock (Calendrier, Mémos, Horloge, Tâches…etc.), par exemple, ce qui oblige le recours à une alternative sur le Market.

Les droits root doivent être stables, et la ROM doit contenir une version universelle de CWM (certaines ROMs incluent une version personnalisée de CWM ne permettant pas toujours de « voir » les sauvegardes effectuées avec la version de CWM incluse dans la ROM précédente!). La présence d’applications de type « Kitchen », permettant de piloter les fonctions relatives aux droits root (gestion de CWM, des droits root, de la bootanimation, du battery mod et de l’overclocking) est appréciée.


Logo de SuperUser

Étape 3: L’autonomie

Là encore, on est dans le vif du sujet, et dans une des étapes les plus éliminatoires: l’autonomie! Les développeurs doivent clairement comprendre qu’une ROM stable mais qui tient entre 4 et 6 heures sur batterie n’est pas très glorieuse, sauf s’il est explicitement mentionné que cette ROM est orientée « performances au détriment de l’autonomie » (je m’abstiendrai de la tester, le cas échéant!). Certains me diront que cela dépend des applications installées sur le smartphone, quelques unes étant effectivement connues pour faire tourner en tâche de fond des processus très discrets et particulièrement voraces. Mais j’utilise exactement les mêmes applications que sur ma ROM habituelle, qui tient, elle, plusieurs jours sans chargeur avec ces mêmes applications! De plus, le Gestionnaire des Tâches m’indique généralement que c’est le système qui consomme le plus de batterie. CQFD…

Étape 4: Les performances

Dans cette catégorie figure la capacité de la ROM à gérer des tâches simples (essentiellement la fluidité des bureaux et du Launcher – ce n’est pas la peine de faire tourner des jeux 3D sur une ROM qui ne peut pas faire défiler des grilles d’icônes d’applications sans saccades!), puis, si elles réussissent ce test, des tâches gourmandes en ressources avec un maximum de fluidité (et sans siroter la batterie, s’il vous plaît!). Tous les jeux, y compris 3D, doivent être fluides et sans saccades! Il est également préférable qu’elles ne transforment pas le smartphone en toast sorti du grille-pain! L’importance de la possibilité d’overclocker dépend de l’appareil testé: en effet, si l’intérêt de l’overcloking reste discutable sur un smartphone haut de gamme comme le Samsung Galaxy S2, il a quand même son importance sur des appareils Android aux performances modestes, comme la tablette Acer Iconia Tab A501.

Étape 5: L’interface


Interface de GO Launcher EX, un célèbre Launcher sous Android

Le choix et la qualité du Launcher par défaut, jouent également dans la note de la ROM. Un Launcher atypique (comme celui de MIUI) est apprécié s’il offre une interface design, à condition de ne pas dérouter l’utilisateur. Par exemple, un Launcher où il n’est pas évident de trouver le menu des Paramètres, souvent utilisé, pénalise la ROM. Les polices disponibles, leur lisibilité, le design de la ROM en général (menu des notifications, des paramètres, battery mod…etc.) rapportent des petites miettes en plus (ou en moins) dans la note finale.

Étape 6: Les goodies

La présence d’un kitchen (applications pour gérer le thème de la ROM, le battery mod, le recovery et les droits root), d’applications utiles livrées avec la ROM (des applications bureautiques sur tablette par exemple, des jeux…etc.), de widgets, de thèmes…etc. rapportent du bonus. Enfin, la mise à disposition de mises à jour OTA ou via une application livrée joue le rôle de cerise sur le gâteau!

Comparatif de ROMs pour Acer Iconia Tab A501

Petit récapitulatif de toutes les ROMs que j’ai déjà testées sur ma Acer Iconia Tab A501. A savoir que certaines ROMs sont conçues pour la A500, dépourvue du module 3G. Vous perdrez donc cette fonction en installant des ROMs pour A500 (à condition qu’elles aient été testées et approuvées pour A501, évidemment!). Les point négatifs en gras sont de mon point de vue rédhibitoires.

ROM Stock Acer 3.0.1

Liste des ROMs proposées par Acer

Design: Moyen
Fonctionnalités/apps natives: Moyen (Polaris Office)
Stabilité: Bien
Performances générales: Moyen

+ ROM très stable, plantages rares

– Certains jeux ne tournent pas sous cette ROM
– Performances à la traine

Commentaire: Très bonne ROM, mais un peu lente et dommage que Asphalt 6 HD ne fonctionne pas dessus.

ROM Taboonay 2.2

Topic officiel de la ROM Taboonay

Design: Moyen
Fonctionnalités/apps natives: Moyen (overclock et root)
Stabilité: Bien
Performances générales: Bien

+ ROM très performante
+ Possibilité d’overclocker
+ ROM 3.2 rootée
+ Plantages peu fréquents par rapport aux autres ROMs

– Les apps natives à intérêt limité
– Quelques problèmes d’achat sur le market en In-App

Commentaire: Cette ROM est très stable, mais avait parfois tendance à vider rapidement la batterie lorsque la tablette est en veille, et pouvait même aller jusqu’à éteindre celle-ci après plusieurs heures d’inutilisation!

Edit: Repassé sous cette ROM depuis 2 mois, je n’ai plus eu le problème d’extinction.

ROM Taboonay (ICS) 3.0.1

Topic officiel de la ROM Taboonay

Design: Bien
Fonctionnalités/apps natives: Mauvais (pas de kitchen, ni d’overclock, droits root instables)
Stabilité: Bien
Performances générales: Moyen

+ ROM globalement stable
+ ROM ICS rootée
+ Plantages peu fréquents par rapport aux autres ROMs

– Impossibilité de désactiver le correcteur orthographique
– Impossibilité d’overclocker
– Droits root instables, qui ont tendance à disparaître
– Connexion wifi aléatoire malgré l’application du patch correcteur (décrochages du module wifi)
– Absence du driver 3G

Commentaire: Bien plus décevante que sa prédécesseuse (la 2.2), la ROM ICS du développeur français « Vache » n’a su conserver que sa stabilité globale (taux de plantages des apps faible). Pour commencer, elle a hérité d’un défaut de sa « grand-mère », la version 2.1: les droits root ont tendance à disparaître tout seuls, ce qui de plus est systématique après une restauration par CWM! Ensuite, elle n’autorise pas l’overclocking, contrairement aux versions précédentes de Taboonay. En outre, elle a perdu son driver 3G, faisant du wifi un passage obligé pour avoir Internet sur la Acer A501… quand celui-ci veut bien marcher! Pour finir, l’option de désactivation du correcteur orthographique du clavier est inopérante. Dans l’attente d’une mise à jour, cette ROM est à éviter!

ROM Pyrana v2

Topic officiel de la ROM Pyrana

Design: Très Bien
Fonctionnalités/apps natives: Moyen (overclock et root)
Stabilité: Recalée
Performances générales: Bien

+ ROM très performante
+ Interface Honeycomb design (bouton refaits)
+ ROM 3.2 rootée

– Les apps natives à intérêt limité
– Instabilité de certains modules système rendant l’utilisation de la tablette impossible

Commentaire: Cette ROM était très prometteuse, mais il a suffit de changer la langue du clavier pour qu’un message d’erreur annonçant son plantage apparaisse toutes les 10 secondes, qui de plus est très difficile à fermer! Reboot, cache wipe et factory reset n’ont rien changé!

ROM Harkon 1.0

Topic officiel de la ROM Harkon

Design: Moyen
Fonctionnalités/apps natives: Moyen (overclock et root, Master CPU Free)
Stabilité: Moyen
Performances générales: Moyen

+ ROM 3.2 rootée
+ Overclock possible jusqu’à 1.6 GHz

– Un redémarrage intempestif
– Problèmes d’achat sur le Market
– Plantages d’apps fréquents

Commentaire: Au début, je me suis dit que cette ROM était très prometteuse. Mais les applications ont souvent tendance à se planter avec. Il est même arrivé à la tablette de redémarrer toute seule!

ROM Thor

Hors Classement

Page officielle de la ROM Thor

Non testée pour cause de défaut majeur qui est l’absence de connexion 3G, critère éliminatoire pour moi. Je l’ai quand même mise ici parce qu’on dit beaucoup du bien d’elle. Incontourable (d’après ce qu’on dit) si vous vous en fichez de la 3G! Pour ma part, c’est une fonction indispensable, et je ne suis absolument pas intéressé par le tethering.

ROM Moscow Desire’s Alexandra III

Topic officiel de la ROM Alexandra

Design: Moyen
Fonctionnalités/apps natives: Bien (c’est une ROM entièrement basée sur la stock Acer, donc logiciels de Acer + quelques goodies fournis par le développeurs dont CPU Master Free, BusyBox, SU…etc.)
Stabilité: Très Bien
Performances générales: Très Bien

+ ROM 3.2.1 rootée (l’ultime version de Honeycomb)
+ Overclock possible jusqu’à 1.6+ GHz

Quelques lags de la tablette après extinction d’écran prolongée
– L’écran se rallume parfois tout seul après mise en veille

Mise à jour du 27/04/2012: Le problème lags à l’allumage de l’écran est dû à l’installation de l’antivirus Avast! Mobile Security. La ROM n’y est donc pour rien. 🙂

Commentaire: S’il doit exister une ROM parfaite pour Acer Iconia Tab A501, c’est celle-là! De loin la meilleure ROM qui puisse exister, très stable, très performante. Elle s’assimile un peu à une ROM stock Acer avec en plus la possibilité d’overclocker jusqu’à 1.6+ GHz et les droits root! Que demander de plus?
Le développeur promet pour bientôt une version ICS, que je suis impatient de tester!

Windows 8 Consumer Preview: l’OS impossible à installer!



Mise à jour 3 du 12/03/2012 à 21h29: 2ème tentative échouée avec BSOD « Your PC needs to be repaired ». Restauration avec Acronis True Image Home 2012, toujours Windows 8 qui ne démarre pas en dual boot, je n’ai pas encore réussi à l’enlever! J’abandonne…

Mise à jour 2 du 12/03/2012 à 18h40: Voici ce à quoi aboutit l’installation de Windows 8 Consumer Preview par dessus Windows 7 (en me demandant au passage de désinstaller mon antivirus Kaspersky!):



Procédure suivie:
– Insertion du DVD de Windows 8 et tentative d’install depuis le DVD
– Celui-ci me demande de booter sous Windows 7 et de suivre les instructions
– Windows 8 me signale que certains logiciels seront incompatibles et me demande de les désinstaller (Kaspersky et Paragon Partition 11)
– Windows 8 redémarre sur le DVD (priorité boot sur le DVD dans mon BIOS) et m’affiche la procédure d’installation classique. A ce stade, nul moyen de savoir s’il faut continuer sur le DVD ou s’il faut rebooter sous Windows 7 pour finir l’installation. A l’intuition, j’opte pour la deuxième solution.
– Résultat: Un menu dual boot entre « Windows 7 Recovered » et « Windows 8 Consumer Preview ». Le deuxième fait rebooter la machine en boucle!
– Obligé de me rabattre sur le premier menu, il m’affiche la photo ci-dessus avant de démarrer Windows 7 normalement. Encore heureux!

C’est tellement beau le progrès chez Microsoft!

Mise à jour 1 du 06/03/2012: J’ai finalement réussi à l’installer sous la version payante de VMware, mais je pense l’installer en dual boot très prochainement pour en faire mon OS principal pendant quelques jours. Je vous livrerai mes impressions dès que possible sur cet OS.

Article original:

Microsoft a mis à disposition du grand public hier une version bêta appelée « Consumer Preview » de son prochain système d’exploitation Windows 8. Contrairement à la première, baptisée « Developers Preview » et réservée aux développeurs, cette nouvelle version, censée être plus stable, est destinée à Monsieur-Tout-Le-Monde, et doit permettre à Microsoft d’améliorer sa version finale en fonction des retours qu’elle recevra de la part des utilisateurs.

Bien que cette version soit habituellement la dernière avant la mise à disposition de la version RC (Release Candidate), très proche de la version commercialisée, installer sur sa machine cette Consumer Preview de Windows 8 relève du sacerdoce!

En effet, je ne prétends pas être la science infuse en informatique, mais je pense quand même m’y connaître assez pour savoir installer un OS sur une machine virtuelle (faute d’avoir une partition primaire libre, ce gourmand de Linux m’en ayant bouffé 3 sur 4 autorisées à lui seul – pour ceux qui savent de quoi je parle!).

Sous le logiciel VMware, impossible d’aboutir à quoi que ce soit: le setup tourne en boucle entre la première image (celle du poisson) et l’écran « Setup is starting »… puis la machine virtuelle reboote! Sur Internet, on rapporte que ce n’est même pas la peine d’essayer…

J’ai bataillé pendant 48 heures avec le logiciel Oracle VirtualBox (que tout le monde vénère haut et fort, et dont je dois pourtant reconnaître que l’utilité est très contestable, n’ayant jamais réussi à faire tourner quoi que ce soit correctement dessus!), et, après avoir glané et suivi plusieurs tutos sur le web, je n’ai réussi à afficher qu’un écran noir et un écran bleu avec la version 32 bits. Pas la peine d’essayer la version 64 bits, mon processeur, pourtant un Core 2 Quad relativement récent, ne gérant soi-disant pas la virtualisation en 64 bits (je me demande dans ce cas s’il existe bien un processeur qui le fasse!).



Sous VirtualBox, le mieux à espérer de cette version de Windows 8, au bout de 48 heures de galère, est ce superbe écran bleu aux couleurs du nouveau logo de l’OS.


Il faut quand même scruter les méandres du net pour comprendre qu’il faut activer certaines fonctions du processeur dans les menus (pénibles) de VirtualBox, ce qui nous mène désormais… à un écran noir!

Voilà pour le moment ce que Microsoft m’a permis de découvrir de son futur système d’exploitation. Certes, la firme m’a déjà déçu à de nombreuses reprises, mais jamais à ce point-là. Bref, pour un produit de l’ère post-PC, censé être fermé à la Apple avec son Windows Store (le futur équivalent de l’App Store sous Windows, par lequel seront obligés de passer les éditeurs pour mettre à disposition leur logiciel, qui devra donc passer par une présumée longue et fastidieuse validation par Microsoft!), sous prétexte de faire disparaître les bugs qu’on a tant connus sous PC, c’est raté comme argument commmercial en tout cas… et avec ça, on n’a encore rien vu!