Que vaut une Android TV générique : Test de la Vontar X88 Pro

Pendant mon séjour l’année dernière en Malaisie, j’ai profité de ma proximité avec la Chine pour craquer pour cette Android TV générique chinoise en promotion Dealabs, pour une quarantaine d’euros, frais de port (vers la Malaisie) compris.

Bien qu’elle s’appelait à l’époque Vontar TV X88 Pro, on la trouve régulièrement sous une nouvelle marque, Turewell par exemple sur Amazon.

Ce type d’appareil est censé offrir le confort de pouvoir bénéficier d’un système Android sur sa télévision (quand celle-ci n’en intègre pas déjà un), pour, en théorie, pouvoir surfer sur le web, diffuser de la musique avec Deezer ou Spotify, consulter Youtube, ouvrir certaines applications Android comme des jeux, mais surtout, pouvoir visionner ses séries Netflix et la TV lorsqu’on possède une application le permettant (Molotov, TV Orange, MyTF1…etc.).

Au delà de cet usage, elle sert surtout, avec une application adéquate, à diffuser depuis un PC connecté au même réseau local, du contenu multimédia, notamment des vidéos.

Si je fais abstraction du surf, peu pratique avec la télécommande permettant de déplacer le curseur comme une baguette magique, le reste fonctionne dans l’ensemble plutôt bien.

Durant les premiers mois suivant son acquisition, le boitier a pu bénéficier de mises à jour fréquentes, permettant de corriger ça et là quelques instabilités. Cependant, ce plaisir s’est vite interrompu un an plus tard !

Le principal usage que j’en aie fait, c’est de visionner la télé française avec les applis sus-citées en Malaisie, ce qui m’a notamment permis de suivre la Coupe du Monde de Rugby !

Et même si les éditeurs font en général chier avec des restrictions géographiques qui n’ont pas le moindre sens, mon appli VPN préférée, compatible, m’a permis de contourner ce problème.

Quant au visionnage de vidéos depuis le PC, il faut utiliser l’appli native appelée AirPIN(PRO), dont il existe un logiciel éponyme pour Windows (de l’éditeur WaxRain).

Mauvaise surprise : au bout de 2 mois d’utilisation, l’appli bascule en version limitée, et il faut débourser 5 € pour pouvoir continuer à en jouir ! Un comble !

Même si ce logiciel est plutôt de bonne facture, il lui arrive de temps en temps de ne pas savoir lire le son de certaines vidéos (environ 20 % du temps). Dommage…

Pire encore : A l’heure où j’écris ces lignes, le site hébergeant l’application AirPIN(PRO) pour Windows est hors ligne, et l’exécutable est introuvable ailleurs sur le web…

Cela semble mettre le doigt sur le problème principal de ce type d’appareil : son obsolescence logicielle programmée ; au bout d’un an, plus de mises à jour et plus de possibilité de télécharger les outils lui permettant de fonctionner, ce qui oblige à repasser à la caisse pour un autre modèle.

Dernier défaut : lorsqu’on insère une clé USB et qu’on la laisse un certain temps, celle-ci devient littéralement brûlante (on peut se brûler les doigts en la retirant !). Pas très rassurant sur la qualité du produit…

Ce que je retiens donc de ce type d’appareil, c’est qu’il fait l’affaire pour la plupart des usages, pourvu qu’on soit un minimum technicien et parfois patient (exemples : il est parfois nécessaire de savoir vider le cache des applis ou de les Force Close).

Mais cet appareil ne peut réellement servir que pour dépanner le temps d’un ou deux voyages en vacances, au vu du manque de pérennité qu’il semble exposer.

La prochaine fois, je lui préfèrerai donc un matériel plus haut de gamme, comme la célèbre Xiaomi MiBox TV, par exemple.

Note: 3/5

Avantages
Inconvénients

+ Le prix
+ La compatibilité avec la plupart des applis Android dont j’ai eu besoin

– L’appli AirPIN(PRO) payante
– L’obsolescence logicielle programmée / l’intérêt sur le court terme seulement
– La surchauffe des clés USB
– Les quelques bugs qui peuvent facilement rebuter les néophytes (applis qui crashent, ralentissements…etc.)

 

 

Avis sur les enceintes Ultimate Ears Wonderboom

L’Ultimate Ears Wonderboom est une enceinte Bluetooth d’une marque qui a su creuser sa réputation sur le marché déjà bien concurrentiel des enceintes Bluetooth.

Les enceintes UE étant réputées pour leurs basses profondes et leur puissance, je confirme que sur ces points-là, l’enceinte tient bien ses promesses.

Fan de Power Metal et de Rock, et bien que je ne sois pas mélomane, comme je le laisse souvent entendre sur ce blog, je peux en tout cas percevoir certaines notes que je ne perçois habituellement pas avec d’autres équipements, y compris mon excellent casque Bose QC35.

J’utilise surtout cette enceinte pour écouter de la musique ou la radio sous la douche.

L’étanchéité fait ses preuves, dans le sens où même éclaboussée au savon, cette enceinte résiste bien.

Côté autonomie, rien à signaler, avec une utilisation occasionnelle, l’enceinte tient pas moins d’un mois ! Elle met cependant pas mal de temps à se recharger, au moins une demie-journée, même si je n’ai pas forcément de mesure précise.

Côté regrets, on trouve souvent sur Internet des photos de cette enceinte flottant sur une piscine, et des slogans la vantant comme l’enceinte des vacances (à la plage, je suppose).

Si je pense que cette enceinte n’aurait pas de mal à résister au sable, dans l’eau, c’est une autre histoire : une fois plongée, on n’entend plus le son, mais un bruit étouffé, ou, sur le long terme, des crachottements…

C’est en fait sous l’eau que l’enceinte demeure alors audible, à condition de bien s’en rapprocher. Pas très utile, pour le coup…

De plus, à noter que la notice déconseille son utilisation plongée dans de l’eau salée. On comprend pourquoi, le sel étant agressif pour les circuits, même si je pense qu’il faudrait en faire un usage prolongé pour qu’il y ait un vrai risque (pas testé). Edit: j’ai confondu avec la notice de mon baladeur MP3 étanche Sony. 🙂 

Point noir de cette enceinte ? L’appairage Bluetooth très capricieux ; normalement, l’appareil « se souvient » des appareils auxquels il est appairé et s’y reconnecte à l’allumage.

En pratique, à moins que je ne possède un échantillon défectueux, cela ne se déroule pas toujours pour le meilleur ; avec la mienne, il faut que je colle le téléphone à l’enceinte pour qu’elle se connecte (ou qu’elle le détecte si je recommence l’appairage de zéro), et souvent, dès que je les éloigne, la connexion flanche.

A noter que j’ai moins rencontré ce problème en extérieur, ce qui semble indiquer que le capteur de cette enceinte est trop sensible aux interférences qui peuvent exister au sein d’un immeuble…

En effet, je possède une autre enceinte, la JBL Go, qui, elle, pourtant meilleur marché, est beaucoup plus costaud à ce niveau.

Au final, cette enceinte UE Wonderboom est un gadget appréciable, mais qui ne semble pas tenir toutes ses promesses commerciales, et qui jouit d’un défaut rébarbatif au niveau de son capteur Bluetooth, ce qui fait grincer les dents au vu du prix…

Avantages
Inconvénients
+ La qualité du son (au moins pour un non mélomane)
+ Les basses puissantes
+ La puissance sonore
+ L’étanchéité
+ L’autonomie
– Le fonctionnement en piscine à l’intérêt discutable…
– L’appairage Bluetooth catastrophique !
– Le poids élevé (430g)

Ryze Tello : le petit drone prometteur, plombé par un essaim de bugs

 



 

 

Mise à jour du 11 septembre 2018

Il s’avère finalement, conformément à ce que m’ont informé de nombreux internautes, que ces bugs sont relatifs à l’utilisation du drone avec un smartphone Android. 

Par la suite, j’ai essayé le smartphone avec un iPhone SE, et il fonctionne effectivement mieux. Cependant, vu la gravité de ce manque (la plupart des acheteurs de smartphone étant des utilisateurs d’Android), cela ne gonfle pas la note de ce drone.

D’ailleurs, tous les drones de DJI sont victimes du même blâme, ce qui est tout bonnement irrecevable pour des drones valant parfois plus de 1000 €. Fichtre !

On connaît tous les drones DJI, ces usines à gaz volantes drones ultra-sophistiqués à caméra embarquée, pilotables par smartphone ou tablette, et qui coûtent les yeux de la tête.

Ils ont désormais un petit cousin abordable : le Ryze Tello, qui coûte à peu près 100€.

Avec les législations mondiales qui s’endurcissent à n’en plus finir, les autorités infoutues de foutre la paix aux possesseurs de drones, et les gens qui sont partout, ce drone répond à un besoin évident de miniaturisation et de discrétion.

En ce qui me concerne, un drone très léger (80 grammes), à peine plus gros que la main, inoffensif, facile à piloter et bon marché est tout ce dont j’ai pu rêver pour des selfies dynamiques, dans lesquels je peux exposer mon environnement. Et ce Tello semble, sur papier, répondre au cahier des charges.

Son autonomie fait à peu près 10 minutes à un quart d’heure.

Dans la pratique, il s’avère malheureusement pratiquement inutilisable ; la faute à de très nombreux bugs logiciels, rendant son utilisation un véritable calvaire (testé avec un Galaxy S9) : 9 fois sur 10, l’application ne reconnaît pas le drone, même lorsque celui-ci est connecté. Le paliatif actuel est d’activer le mode avion, puis de réactiver le Wifi. Pas pratique !

En théorie, la manette bluetooth officielle pour ce drone est la GameSir T1S. En pratique, inutile d’espérer la faire marcher, même avec les derniers firmwares ; les rares fois où l’application du Tello la reconnaît, elle se déconnecte au bout de quelques secondes, et le drone ne répond plus aux commandes de celle-ci. Et piloter le drone à l’écran tactile est un véritable cauchemar.

Pire encore : bien que n’ayant pas eu ces problèmes en intérieur, en extérieur, le drone a tendance à devenir fou ; la faute à un système d’orientation dépourvu de GPS, troqué avec un repérage audio et vidéo, sensible aux environnements à forte lumière ou aux surfaces mouvantes comme l’eau, par exemple.

De plus, sa portée théorique est limitée… à 100 mètres.

Bref, tout un tas de handicaps le destinant à un usage de proximité ou intérieur très limité…

Au final, un drone avec beaucoup de promesses, mais peu de concret. Dommage…

Note: 1/5

Avantages
Inconvénients
+ Le concept très prometteur au vu des limitations imposées par les lois de plus en plus restrictives – Les nombreux bugs logiciels rendant le produit inutilisable
– L’absence de repérage GPS