Test du Honor Router 3 : un routeur tout blanc avec un tableau teinté de noir

Le Wifi 6 point le bout de son nez ! Cette norme toute récente (802.11ax) qui commence tout juste à faire son trou dans les foyers des particuliers est censée offrir de meilleures performances que la norme précédente, actuellement la plus répandue (802.11ac).

Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé de franchir le pas moi aussi, avec ce routeur, le Honor Router 3. Honor est en effet la filiale « low-cost » de la désormais prestigieuse marque chinoise Huawei. Néanmoins, vu le design magnifique de cet appareil, on pouvait s’attendre à du milieu, voire, du haut de gamme.

Réputée pour offrir un Wifi qui opère mieux dans les environnements difficiles sur la fréquence classique 2.4 GHz, j’ai commencé par acheter un modèle avec cette norme pour mes parents ; avec leurs murs en béton armé et leur résidence innondée de réseaux voisins, je me suis dit que cette nouvelle norme allait leur offrir une portée supérieure.

Rien à dire sur son design : épuré, tout blanc, avec des antennes qui se replient dessus, le routeur d’Honor est beau ! Il restait toutefois à espérer que ce design ne soit pas un simple cache-misère…

Première déception : en comparaison avec leur ancien routeur TP-Link Archer C1200, de deux normes en arrière (802.11n), la portée n’a subi aucune amélioration.

Vu la promo exceptionnelle apparue sur Dealabs récemment, portant ce routeur à la somme modique de 35 €, j’ai décidé de l’installer chez moi, en remplaçant de mon fidèle routeur Asus RT-AC57U V2.

Pour info, j’utilise tous mes routeurs en mode passerelle / bridge, branchés en LAN sur une Freebox (dont j’ai désactivé le Wifi natif).

Je possède un PC portable pro, un perso et un PC fixe avec une carte PCI-E Wifi 6 de marque Ubit achetée sur Amazon.

En passant de l’Asus au Honor, les débits ont explosé sur mes PC portables (de 200-300 à 300-500 Mbits/s de mémoire avec Speedtest). Mais curieusement, ils se sont effondrés sur le PC fixe… (de 400 à parfois moins de 100 Mbits/s). J’aurais plus tendance à mettre cela sur le dos d’une incompatibilité entre le routeur et la carte Wifi, mais quelle déception !

Aucun problème de connexion à signaler avec mes prises connectées de diverses marques (LSC Home, Sonoff et Meross), mon Xiaomi Air Purifier 2H, ma balance connectée Withings et mes assistants vocaux Alexa.

Si la configuration de ce routeur n’est pas non-plus rédhibitoire, elle s’est montrée quelque peu mal aisée… la configuration du mode passerelle, en particulier, est un peu difficile à comprendre ; d’habitude, sur un routeur configuré en passerelle, le câble le connectant à Internet doit être connecté à un des ports LAN, et non au port WAN. Or, avec ce routeur, la règle n’est pas très claire : cela fonctionne dans les deux cas, mais la seule diode du routeur ne s’allume pas de la même manière (vert pour le port WAN et rouge pour si le câble Internet est connecté sur un port LAN).

Je ne sais honnêtement plus quel problème j’ai rencontré en le mettant en bridge avec le port WAN (un problème de DHCP je pense), mais je sais qu’avec un port LAN, je n’ai plus eu ce problème, mais il arrive que le routeur ne veuille plus se considérer comme connecté à Internet (alors qu’il l’est puisque j’arrive à y accéder avec les équipements clients, moi !).

Impossible, donc, de mettre à jour son firmware, par exemple. Je précise que lorsque cela arrive, même reconnecter le câble Internet au port WAN ne permet pas de résoudre le problème : il m’a donc fallu remettre le routeur à zéro pour résoudre ce problème. Et au passage, je défie quiconque de trouver le site hébergeant les fichiers firmware pour le mettre à jour manuellement ; même le support n’a pas su me répondre, m’invitant à plutôt utiliser l’outil de mise à jour automatique intégré ! A quoi bon développer une feature de mise à jour manuelle si c’est pour ne pas proposer les fichiers ?!

Autres points négatifs : il lui manque un port LAN : tous les routeurs du marché en ont 4, celui-ci n’en a que 3 ! Radin ! En outre, une fonctionnalité de Wake-On-LAN (pour réveiller un PC à distance), comme sur mon Asus, aurait été fort appréciée.

Finissons enfin par son défaut principal : c’est le seul routeur sur 3 testés chez moi qui m’empêche de télétravailler proprement avec mon PC pro : en effet, le problème rencontré sur pratiquement toutes les applications de mon entreprise, ce de manière aléatoire, est un problème… de DNS (l’erreur navigateur détestée DNS_PROBE_FINISHED_NXDOMAIN) !?

Pour les gens qui ne seraient pas techniques, un DNS est un répertoire public sur Internet qui permet de vous rediriger vers le serveur qui héberge le site que vous voulez visiter lorsque vous tapez son adresse (comme par exemple blog.chartouni.fr). Or, un DNS ne se trouve absolument pas dans un routeur Wifi, ce dernier ne servant que de connexion entre votre PC et votre FAI, qui interroge les DNS lui-même. Cette erreur n’a donc aucun sens d’apparaître en fonction du routeur Wifi utilisé…

Après de multiples tentatives de redémarrage du routeur ou dudit PC, rien n’y fait. Mais surtout, aucun problème en le contournant !

Bref, faisons court, un routeur beau et puissant, c’est bien… mais un routeur qui ne permet pas d’accéder à toutes les ressources d’Internet, ça nous fait une belle jambe. Verdict ? J’ai été obligé de le rétracter (bon point : le retour DHL est gratuit !)… et de conserver mon bon vieil Asus, avec lequel je peux télétravailler sans problème en cette période de crise (s’il pouvait aussi calmer mon voisin du dessus, danseur de flamenco et passionné de travaux, ç’aurait été encore mieux, mais hélas, on ne peut pas tout lui demander… 😉 ).

AvantagesInconvénients
+ Le design
+ Les performances avec la plupart des équipements récents
+ Les promotions fréquentes permettant de l’avoir à bon prix !
+ Le retour gratuit
– Le fonctionnement en mode bridge un peu bizarre…
– Les débits bas avec une carte Wifi 6 en réception
– Le fait que le routeur se considère comme non connecté à Internet en mode passerelle sur LAN
– L’impossibilité de trouver les firmwares sur Internet
– Le support pas très fûté…
– Seulement 3 ports LAN
– L’absence de fonctionnalité Wake-On-LAN
– Les erreurs de DNS spécifiques à ce routeur !

Cet article est paru en premier sur le blog Chartouni.fr

Que vaut une Android TV générique : Test de la Vontar X88 Pro

Pendant mon séjour l’année dernière en Malaisie, j’ai profité de ma proximité avec la Chine pour craquer pour cette Android TV générique chinoise en promotion Dealabs, pour une quarantaine d’euros, frais de port (vers la Malaisie) compris.

Bien qu’elle s’appelait à l’époque Vontar TV X88 Pro, on la trouve régulièrement sous une nouvelle marque, Turewell par exemple sur Amazon.

Ce type d’appareil est censé offrir le confort de pouvoir bénéficier d’un système Android sur sa télévision (quand celle-ci n’en intègre pas déjà un), pour, en théorie, pouvoir surfer sur le web, diffuser de la musique avec Deezer ou Spotify, consulter Youtube, ouvrir certaines applications Android comme des jeux, mais surtout, pouvoir visionner ses séries Netflix et la TV lorsqu’on possède une application le permettant (Molotov, TV Orange, MyTF1…etc.).

Au delà de cet usage, elle sert surtout, avec une application adéquate, à diffuser depuis un PC connecté au même réseau local, du contenu multimédia, notamment des vidéos.

Si je fais abstraction du surf, peu pratique avec la télécommande permettant de déplacer le curseur comme une baguette magique, le reste fonctionne dans l’ensemble plutôt bien.

Durant les premiers mois suivant son acquisition, le boitier a pu bénéficier de mises à jour fréquentes, permettant de corriger ça et là quelques instabilités. Cependant, ce plaisir s’est vite interrompu un an plus tard !

Le principal usage que j’en aie fait, c’est de visionner la télé française avec les applis sus-citées en Malaisie, ce qui m’a notamment permis de suivre la Coupe du Monde de Rugby !

Et même si les éditeurs font en général chier avec des restrictions géographiques qui n’ont pas le moindre sens, mon appli VPN préférée, compatible, m’a permis de contourner ce problème.

Quant au visionnage de vidéos depuis le PC, il faut utiliser l’appli native appelée AirPIN(PRO), dont il existe un logiciel éponyme pour Windows (de l’éditeur WaxRain).

Mauvaise surprise : au bout de 2 mois d’utilisation, l’appli bascule en version limitée, et il faut débourser 5 € pour pouvoir continuer à en jouir ! Un comble !

Même si ce logiciel est plutôt de bonne facture, il lui arrive de temps en temps de ne pas savoir lire le son de certaines vidéos (environ 20 % du temps). Dommage…

Pire encore : A l’heure où j’écris ces lignes, le site hébergeant l’application AirPIN(PRO) pour Windows est hors ligne, et l’exécutable est introuvable ailleurs sur le web…

Cela semble mettre le doigt sur le problème principal de ce type d’appareil : son obsolescence logicielle programmée ; au bout d’un an, plus de mises à jour et plus de possibilité de télécharger les outils lui permettant de fonctionner, ce qui oblige à repasser à la caisse pour un autre modèle.

Dernier défaut : lorsqu’on insère une clé USB et qu’on la laisse un certain temps, celle-ci devient littéralement brûlante (on peut se brûler les doigts en la retirant !). Pas très rassurant sur la qualité du produit…

Ce que je retiens donc de ce type d’appareil, c’est qu’il fait l’affaire pour la plupart des usages, pourvu qu’on soit un minimum technicien et parfois patient (exemples : il est parfois nécessaire de savoir vider le cache des applis ou de les Force Close).

Mais cet appareil ne peut réellement servir que pour dépanner le temps d’un ou deux voyages en vacances, au vu du manque de pérennité qu’il semble exposer.

La prochaine fois, je lui préfèrerai donc un matériel plus haut de gamme, comme la célèbre Xiaomi MiBox TV, par exemple.

Note: 3/5

Avantages
Inconvénients

+ Le prix
+ La compatibilité avec la plupart des applis Android dont j’ai eu besoin

– L’appli AirPIN(PRO) payante
– L’obsolescence logicielle programmée / l’intérêt sur le court terme seulement
– La surchauffe des clés USB
– Les quelques bugs qui peuvent facilement rebuter les néophytes (applis qui crashent, ralentissements…etc.)

 

 

Avis sur les enceintes Ultimate Ears Wonderboom

L’Ultimate Ears Wonderboom est une enceinte Bluetooth d’une marque qui a su creuser sa réputation sur le marché déjà bien concurrentiel des enceintes Bluetooth.

Les enceintes UE étant réputées pour leurs basses profondes et leur puissance, je confirme que sur ces points-là, l’enceinte tient bien ses promesses.

Fan de Power Metal et de Rock, et bien que je ne sois pas mélomane, comme je le laisse souvent entendre sur ce blog, je peux en tout cas percevoir certaines notes que je ne perçois habituellement pas avec d’autres équipements, y compris mon excellent casque Bose QC35.

J’utilise surtout cette enceinte pour écouter de la musique ou la radio sous la douche.

L’étanchéité fait ses preuves, dans le sens où même éclaboussée au savon, cette enceinte résiste bien.

Côté autonomie, rien à signaler, avec une utilisation occasionnelle, l’enceinte tient pas moins d’un mois ! Elle met cependant pas mal de temps à se recharger, au moins une demie-journée, même si je n’ai pas forcément de mesure précise.

Côté regrets, on trouve souvent sur Internet des photos de cette enceinte flottant sur une piscine, et des slogans la vantant comme l’enceinte des vacances (à la plage, je suppose).

Si je pense que cette enceinte n’aurait pas de mal à résister au sable, dans l’eau, c’est une autre histoire : une fois plongée, on n’entend plus le son, mais un bruit étouffé, ou, sur le long terme, des crachottements…

C’est en fait sous l’eau que l’enceinte demeure alors audible, à condition de bien s’en rapprocher. Pas très utile, pour le coup…

De plus, à noter que la notice déconseille son utilisation plongée dans de l’eau salée. On comprend pourquoi, le sel étant agressif pour les circuits, même si je pense qu’il faudrait en faire un usage prolongé pour qu’il y ait un vrai risque (pas testé). Edit: j’ai confondu avec la notice de mon baladeur MP3 étanche Sony. 🙂 

Point noir de cette enceinte ? L’appairage Bluetooth très capricieux ; normalement, l’appareil « se souvient » des appareils auxquels il est appairé et s’y reconnecte à l’allumage.

En pratique, à moins que je ne possède un échantillon défectueux, cela ne se déroule pas toujours pour le meilleur ; avec la mienne, il faut que je colle le téléphone à l’enceinte pour qu’elle se connecte (ou qu’elle le détecte si je recommence l’appairage de zéro), et souvent, dès que je les éloigne, la connexion flanche.

A noter que j’ai moins rencontré ce problème en extérieur, ce qui semble indiquer que le capteur de cette enceinte est trop sensible aux interférences qui peuvent exister au sein d’un immeuble…

En effet, je possède une autre enceinte, la JBL Go, qui, elle, pourtant meilleur marché, est beaucoup plus costaud à ce niveau.

Au final, cette enceinte UE Wonderboom est un gadget appréciable, mais qui ne semble pas tenir toutes ses promesses commerciales, et qui jouit d’un défaut rébarbatif au niveau de son capteur Bluetooth, ce qui fait grincer les dents au vu du prix…

Avantages
Inconvénients
+ La qualité du son (au moins pour un non mélomane)
+ Les basses puissantes
+ La puissance sonore
+ L’étanchéité
+ L’autonomie
– Le fonctionnement en piscine à l’intérêt discutable…
– L’appairage Bluetooth catastrophique !
– Le poids élevé (430g)