Comment une de mes bonnes affaires sur Rue Du Commerce tourne au cauchemar !

Carton rouge pour Rue Du Commerce !

Autrefois l’un des cybermarchands français dominants, le site aux couleurs bleue et verte, désormais sous la chape de Carrefour (à priori revendu depuis fin 2019 à ShopInvest), a toutefois cédé, au fil des années, sa place de leader à des mastodontes comme Amazon ou Cdiscount sur le marché tricolore.

Il n’en demeure pas moins qu’à titre occasionnel, on peut y dénicher de bonnes affaires, comme ce PC portable Dell Latitude E7240 d’occasion à seulement 180 €.

A la base une bonne affaire, je vais vous conter au travers de cet article comment la gestion de cette commande par Rue Du Commerce a petit à petit tourné au cauchemar, et m’a fait en fait perdre un paquet de sous. Et comment le cybermarchand ne risque désormais plus de regagner ma confiance de sitôt.

Tout d’abord, si le PC portable offrait en réalité des performances exceptionnelles par rapport au prix investi, j’en ai en revanche profité pour lui acheter séparément une barrette mémoire supplémentaire, ainsi qu’une nouvelle batterie, celle embarquée étant en fin de vie, avec une très courte autonomie ! Un excédent d’investissement pour un total d’environ 80 €.

6 mois plus tard, vers juin, le PC portable commence à montrer des défauts au niveau de son écran, qui de surcroît, bonne surprise, était tactile !

Commencent par apparaître des bulles de colle sous le capot en verre, sur l’extrémité haute de l’écran, puis survient un problème de bande violette verticale sur l’affichage, qui disparaît simplement en appuyant un peu fort sur la dalle. A priori, le problème serait donc lié à un décollement intérieur de celle-ci, mais la bécane restait largement utilisable.

Ni une ni deux, je renvoie donc le PC encore sous garantie à Rue Du Commerce.

2 semaines plus tard, quelle ne fût ma stupeur que d’apprendre que Rue Du Commerce avait simplement émis un bon d’achat correspondant au montant de ma commande…

J’ai par la suite pris contact avec eux en insistant sur le fait que je souhaitais récupérer le matériel, d’autant plus que j’avais investi dans les composants supplémentaires. Cela m’a nonchalamment été refusé par Rue Du Commerce, sous prétexte que le fabricant avait récupéré le matériel et l’avait déclaré non réparable, et qu’il n’y avait plus aucune solution pour le récupérer une fois cette étape franchie.

Depuis cet échange courant juillet, j’ai demandé à Rue Du Commerce de me rembourser la commande au lieu de m’attribuer un bon d’achat. Celui-ci a donc été neutralisé dans la foulée, mais aucun remboursement n’a suivi.

Après avoir appuyé ma demande sur les réseaux sociaux (Twitter essentiellement), je reçois le 13 août un mail me disant que le remboursement n’est pas passé sur PayPal (une première !), et qu’on a besoin de mon RIB pour me rembourser. J’envoie le RIB dans la foulée.

Depuis, j’ai multiplié les échanges avec Rue Du Commerce par téléphone et sur les réseaux sociaux, dans l’espoir de percevoir ce remboursement. En vain… à chaque fois, le groupe joue la montre et me demande de prendre mon mal en patience, comme vous pouvez vous en apercevoir ci-dessous.

Je décide donc, en désespoir de cause, de leur envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception de mise en demeure, début septembre.

Quelques jours plus tard, je reçois un mail, avec le nom d’une autre personne, disant la chose suivante :

Monsieur XXX [Pas moi],

J’accuse réception de votre réclamation et je suis navrée pour cette situation.

Je vous confirme que votre demande d’annulation a bien été prise en compte.

Le remboursement a bien été activé, cependant nous accusons un lourd retard au service comptabilité, je le regrette.

Dès que la carte ayant servi au paiement sera créditée vous serez avisé par mail.

Je reste à votre disposition par retour de mail.

Dans cette attente, je vous remercie de votre compréhension.

Donc d’une part, Rue Du Commerce n’a pas l’air d’avoir retenu que le remboursement carte n’avait pas fonctionné, ce qui commence à me faire douter de leur sincérité.

D’autre part, j’ai l’impression que je ne suis pas le seul client lésé, et cela me laisse à penser que Rue Du Commerce joue la montre sur le remboursement de ses clients, probablement, bien que cela soit le fruit de mon imagination, pour des raisons financières liées à la période que nous vivons en ce moment.

Au final, à défaut d’avoir fait une bonne affaire, j’aurai perdu au total 240 € à cause de Rue Du Commerce, et de son attitude peu encline à trouver des solutions et dans l’esquive permanente. Une attitude que je regrette, qui ne redore pas l’image de ce cybermarchand à mes yeux, et dont j’aurai tenu à m’indigner.

A l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage d’entreprendre des poursuites à l’encontre du groupe.

La seule bonne nouvelle, c’est que dans l’attente, j’ai pu jeter mon dévolu sur un autre PC portable d’occasion, un Lenovo Thinkpad X270 acheté 300 € sur Trade Discount, certes, un peu plus cher, mais qui est une pure merveille ! J’en ferai peut-être un article à part.

Et vous ? Avez-vous un problème similaire avec un cybermarchand actuellement ?

Au final, après un signalement à la DGCCRF sur SignalConso (et sans savoir s’il y a une dépendance avec cet évènement), RDC s’est enfin résigné à me rembourser le prix du portable et sa livraison le 8 septembre, mais ne m’a pas remboursé le prix du courrier LRAR comme demandé dans ce dernier. C’est mieux que rien, mais c’est dommage qu’il ait fallu pratiquement 2 mois au groupe pour me rembourser !

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L’écologie : cet effet de mode planétaire « minable » et « abrutissant » !

Dieu sait à quel point je déteste les effets de mode. Dieu sait à quel point je trouve que les êtres humains qui m’entourent ne sont que des moutons de Panurge, qui pensent qu’ils doivent penser comme pensent 6 personnes sur 10 de leur entourage.

Ca commence toujours par une opinion partagée tout d’abord par 1 ou 2 personnes sur 10, puis ça fait effet boule de neige ; les médias nous martèlent. Les réseaux sociaux nous submergent de vagues de news sur le sujet. Les politiques s’en emparent pour « récupérer ». 3 sur 10, 4 sur 10, 5 sur 10… 6 sur 10. Trop tard ! Les 3 ou 4 derniers savent maintenant ce que pense la majorité. Plus le choix. Il faut suivre. Peu importe que ça ait du sens ou non.

Pourquoi nous comportons-nous ainsi ? Tout simplement par peur du rejet ; rares sont les anticonformistes qui osent émettre publiquement des idées sortant des sentiers battus, de peur de devenir impopulaires, de se faire rejeter par leur société, ou de se faire lyncher sur les réseaux sociaux…

Meilleur exemple en date ? L’écologie. La sacro-sainte écologie. Cet effet de mode virulent, devenu source de divers courants sectaires, tous aussi débiles les uns que les autres : l’obsession du zéro carbone, l’absurdité du recyclage, la folie furieuse du véganisme, le terrorisme intellectuel de l’anti-voiture et l’obnubilation aveugle de la démocratisation du vélo ne constituent qu’une partie de la liste.

Une morale anti-constructive

Si la promesse de ces courants est avant-tout de sauver notre planète pour y vivre mieux, force est de constater que sur le court terme, c’est plutôt l’inverse qui se profile : nous n’avons désormais plus le droit de prendre l’avion sans se faire taxer de pollueur.

Nous ne pouvons plus côtoyer un cycliste en ville en voiture sans se faire traiter d’extra-terrestre par ce dernier, fier de ses soi-disant efforts pour un air plus sain, assis à califourchon sur son manche à balai, habillé en plongeur, avec un attirail ridicule sur la tête. Sans parler de ce guignol filant à 50 Km/h à cloche-pied sur une trottinette électrique, qui ne paie rien pour attendre la facture salée d’hôpital (la sienne ou celle des autres, d’ailleurs) pour économiser de l’essence…

Nous ne pouvons plus jouir de sacs en plastique au supermarché pour se trimbaler ses courses. Un geste pourtant anodin dans les plus belles années de notre planète, le début des années 2000.

Nous ne pouvons plus manger de viande sans se faire traiter d’assassin d’animaux, par ces joyeux lurons anorexiques, heureux de manger du gratin d’aubergine et de betterave au petit-déjeuner.

Nous ne pouvons plus porter de fourrures, acheter de véhicule diesel, conduire dans Paris, ou faire un bain moussant sans être le diable.

Et ça n’évolue pas dans le bon sens : aux dernières nouvelles, nos politiciens français redoublent d’ingéniosité pour courtiser Greta Thunberg, soi-disant déléguée de la nouvelle génération ; au programme ? 110 Km/h sur l’autoroute (pour donner une idée aux étrangers, cela correspond à la vitesse à laquelle vous avez l’impression d’être en train de pousser votre voiture sur une autoroute française !), 30 Km/h dans les centre ville, et interdiction des terrasses chauffées. Comme quoi, être écolo, c’est pire qu’être débile mental !

Bref, la liberté de vivre, c’est du passé !

Et pendant ce temps…

Et pendant ce temps, ces ectoplasmes d’ahuris continuent pour la plupart à faire des gosses, comme si de rien n’était.

Ils ont beau demander au voisin de ne plus arroser ses plantes au balcon pour économiser l’eau alors que de petits africains meurent de soif, ça ne les gêne pourtant pas de procréer cette « chose », que moi, misanthrope, je qualifierais d' »immonde », qui se développera de sorte à consommer 148 Litres par jour de plus (source semea.fr), 35 tonnes de nourriture dans sa vie en moyenne (source express.co.uk), 562 500 Kwh (signatureelectric.ca), et voyagera 53 million de miles (usatoday.com), alors qu’elle aurait aussi bien pu tout bonnement ne pas exister… et nous épargner ce gachis gargantuesque. Moralité de l’histoire : avant de critiquer les autres, on a intérêt à avoir le c*l propre !

Roulés dans la farine !

Vivre mieux ? Et Montcuq, c’est du poulet !

En fait, la promesse qui se cache derrière ce mouvement écolo, ce n’est pas une meilleure vie pour vous ; c’est une soi-disant meilleure vie pour nos enfants. Pardon : pour vos enfants ! 

Oui ! Parce que moi, qui estime pratiquer la seule forme d’écologie « légitime » en faisant surtout l’effort insurmontable de ne rien faire, soit l’effort de préserver mon petit confort en ne faisant pas de gosse, je fournis l’effort de ne bouffer ma planète qu’à un seul dentier au lieu des 5 de vous et de vos 4 progénitures, que je dois en plus nourrir moi-même de force en payant vos allocations familales avec mes revenus surfiscalisés gagnés à la sueur de mon front !

Et non seulement ça, mais je dois en plus arrêter de voyager, arrêter de conduire, arrêter de m’habiller comme je veux, arrêter de bouffer du hamburger, arrêter de me faire couler des bains moussants et bientôt me torcher le c*l avec la main pour économiser du PQ et ainsi sauver l’amazonie, pour que vos enfants, eux, tout le temps dans mes pattes ou à faire du bruit pendant que je veuille me reposer en vacances sur ma plage ou faire la grâce matinée, puissent avoir un monde meilleur pour eux… disons qu’en voulant le beurre et l’argent du beurre, vous n’êtes, pour le moins, pas très motivant, sans dire que votre raisonnement est totalement inéquitable et dénué de bon sens.

Le « ferme ta gueule et paie », d’un côté de la poche, de l’autre, en restreignant mon confort et mes libertés, ça ne prend pour le moins pas avec moi ! Bref, nous n’avons, une fois n’est pas coutume, rien compris !

Sauver la planète, oui, préserver la nature, oui, mais ce n’est pas en légiférant sur l’encadrement de la consommation, qui en réalité est une atteinte aux libertés individuelles, qu’on s’y prend bien ! C’est en légiférant sur la procréation !

Faire un bon geste pour la planète… voter égoïste !

Je ne voterai pas pour les écolos en pensant à mes enfants (ou plutôt, à ceux des autres).

Je voterai contre les écolos pour que la planète soit pour moi. Pour que je conserve ma liberté de polluer, de manger de la viande, et de respirer et de ch*er sans me faire engueuler parce que j’ai inspiré trop d’air ou tiré la chasse !

Je voterai pour le parti qui me dira « Sus à l’écologie minable, faites place nette à l’écologie légitime, l’écologie du foyer à deux personnes » !

Apprenez à vivre pour vous-mêmes ; rien ne garantit l’avenir de vos enfants, certainement pas moi ! Si vous en avez, c’est trop tard pour faire marche arrière ! Mais de grâce : arrêtez d’en faire !

Le monde et l’écologie dont je rêve

Je rêve d’une France où je pourrai rouler à 200 Km/h sur autoroute, et où chacun peut rouler à la vitesse qu’il désire entre 80 et 200 Km/h en fonction de son goût du risque et de combien il est pressé. 

Je rêve d’un Paris où on abatte les immeubles pour fabriquer des chaussées, d’un périphérique parisien à trois étages, et où l’essor des voitures, électriques ou pas d’ailleurs, permettra à tout un chacun de se déplacer convenablement et avec confort, vitesse et bon sens.

Je rêve d’un monde où celui qui trouve tout et n’importe quoi comme mesure bidon de restrictions routières, sous le sacro-saint prétexte de vouloir baisser la mortalité sur les routes, se voie rétorquer que c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire, parce que la mortalité sur les routes est un des principaux facteurs de régulation de la démographie humaine, et que ces vecteurs-là, on en a besoin aujourd’hui plus que jamais.

Je rêve d’un monde où je peux manger de la viande à 3 repas par jour si je le souhaite, tandis que les végétariens et autres vegans pratiquent leur véganisme tous seuls dans leur coin, sans que la promotion de ce comportement ne soit faite dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Je rêve d’un monde où je fous tous mes déchets dans la même poubelle et on se démerde avec, et où je ne sois pas contraint dans 2 ans à me torcher le c*l avec la main pour soi-disant économiser du papier et sauver des arbres.

Je rêve d’un monde où je prends l’avion si je veux, même pour un court trajet, sans qu’on ne me taxe de fascho « répollutionnaire ».

Ce monde a existé ; ce monde, c’est les années 2000. Et il serait grand temps qu’il revienne. Comment ? 

Je rêve d’un monde où chacun d’entre nous puisse consommer comme un américain, sans que cela ne pose de risque de pénuerie sur les ressources de notre planète, ou de risque de dégradation de notre environnement, car nous serions suffisamment peu nombreux sur Terre pour se le permettre.

Il suffit en effet de consulter le site worldometers.info pour en avoir le vertige ; le nombre d’êtres humains sur Terre croît en moyenne de 175 000 par jour ! Et même si l’augmentation n’est pas uniforme au sein des différentes communautés du monde, il n’en reste pas moins une folie suicidaire !

Et pour remédier à cela, je rêve d’un monde où chaque être humain n’a droit qu’à un enfant, et d’un monde où au delà, chaque enfant est exponentiellement surtaxé fiscalement.

Je rêve d’un monde où ce sont les gens qui font plusieurs enfants qui soient culpabilisées pour un acte qui doit être considéré comme non seulement odieux pour le bien-être commun et celui de la planète, mais aussi un acte d’un égoïsme sans équivalent, qui consiste à réquisitionner la portion des ressources terrestres d’autrui pour « soi-même » !

Je rêve d’un monde où il soit de nouveau possible de travailler ou de se reposer dans un lieu public ou un moyen de transport en commun sans être envahi par les égosillements de ces innombrables progénitures qui nous entourent désormais, et dont l’existence ne peut que contribuer à l’empirement de ce scénario au fur et à mesure des décennies qui s’écoulent.

Et enfin, je rêve d’un monde où la procréation soit sévèrement réprimée, notamment par la surtaxe et la privation de ressources pour responsabiliser les gens qui ont fait abus de ce droit. Ainsi, ceux ayant mal fait leur calcul succomberaient à la pauvreté, ce qui contribuerait naturellement à réguler la démographie terrestre, de la façon la plus juste et la plus logique qui soit. C’est ce que j’appelle la « justice démographique », qui passe par la responsabilisation individuelle.

Hélas, je ne vis pas dans ce monde, et ce n’est pas demain la veille qu’une solution aussi efficace, néanmoins aussi taboue, verra le jour, car elle ne permettra à aucun politicien d’être réélu avec un tel programme tant que la bienpensance commune aura peur d’oser l’anticonfirmisme réaliste. Donc comme je l’ai dit à juste titre… je rêve ! 

L’humanité court donc indéniablement à sa perte tant que les êtres humains n’auront pas compris que la seule véritable écologie légitime est la régulation militaire et méticuleuse de la procréation humaine.

Mais bon, comme je parle encore au mur, tant pis pour nous, pour vous, et pour vos enfants ! On va tous y passer ensemble ! Si j’avais eu le pouvoir de changer le monde, il serait sûrement… pour le moins… différent. C’est peut-être pour ça que j’ai laissé tomber l’idée.

Et vous ? Quelle est votre vision de l’écologie ? 

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[Covid-19] Grandes enseignes et sites de Drive : l’inefficacité française dans toute sa splendeur !

S’il y a une chose sur laquelle j’aime bien cracher dans la vie, c’est bien le manque de sens du service des français. Vous savez, cette attitude « Je n’ai pas de solution. »« Je m’excuse du problème. » ou encore « Oui je vous comprends, mais c’est comme ça. ».

En effet, là où dans tous les autres pays on se plierait en quatre pour vous aider, ou pour trouver un contournement, y a que chez nous qu’on se contente de faire le constat admiratif de l’existence du problème, avant de vous envoyer gentiment paître en mode « ce n’est pas mon problème ». Attitude déjà dénoncée dans mon fameux article sur le bon et le mauvais de la France, voici une énième actualité qui l’illustre parfaitement.

Les grandes surfaces dans la panade

A moins que vous ne viviez confiné comme un ermite, vous n’êtes pas sans savoir que depuis le 17 mars, la France oblige ses citoyens à se confiner comme des moines, pour enrayer l’épidémie de rhume grippe pneumonie virale au Covid-19.

Ces mesures de plus en plus strictes ont forcément poussé les français à adapter leur mode de vie ; bien évidemment, dans leur grande « mouton de panurgie » habituelle, en prévision d’un confinement à durée indéterminée, ils ont pris d’assault les grandes surfaces, les dévalisant en denrées alimentaires et autres PQ.

A ce stade, je ne me plains pas de grand chose. Ce dont je me plains, c’est surtout la très mauvaise réaction (ou devrais-je dire non-réaction) de ces grandes enseignes.

Le 16 mars au soir, je me rends au Super U de La Chapelle Sur Erdre, une commune voisine de Nantes, où, après avoir observé le mouvement de panique pendant quelques jours, je décide finalement de m’empresser faire quelques courses avant le confinement du lendemain.

Alors que le ministre Bruno Le Maire avait annoncé la veille qu’il n’y avait « aucun risque de pénurie [de stocks alimentaires] », je n’ai pu que constater à l’inverse que les rayons étaient vides… du jamais vu !

Et pour cause : au lieu de mettre en place un dispositif exceptionnel pour ravitailler les étagères depuis les entrepôts en temps réel, le magasin s’est au contraire contenté de fermer ses portes prématurément, à 18h30 au lieu de 20h, sans la moindre justification. Je m’en foutisme absolu !

Green Face Of Death

Heureusement, en France, on a une solution miracle, à laquelle personne n’a pensé ! Du moins, c’est ce que je pensais…

Les sites de Drive, autrement dit, des sites web de grandes enseignes sur lesquels on peut faire ses courses et se faire livrer à domicile (ou aller récupérer ses courses avec sa voiture comme au Drive Thru du McDo), se sont très vite retrouvés surmenés eux aussi !

Sur le site de Carrefour, alias Ooshop, il est simplement impossible de choisir un magasin dans la barre de gauche, une fois qu’on a saisi son adresse, ce quel que soit le magasin choisi, même si on est prêt à faire des dizaines de kilomètres :

D’ailleurs, je me demande pourquoi Carrefour y propose les petits Markets merdiques (de petits magasins avec peu de choix), et pas les gros calibres comme le Carrefour Belle-Épine, un immense hypermarché, impossible à trouver dans la liste, quitte à y faire le déplacement pour retirer sa commande en Drive !

Sur Chronodrive, pareil, le site se contente en permanence d’afficher Pas de créneaux disponibles au moment de valider sa commande et sur la page principale :

Le site Houra.fr, pendant web des enseignes Cora, lui, fortement ralenti par l’affluence, bogué (il arrive que des produits ne tombent pas dans le panier), et qui, au passage, me paraît quand même bien onéreux par rapport à la concurrence, a trouvé une stratégie qui semble de prime abord un peu meilleure : on peut librement remplir son panier (pourvu qu’on y trouve quelque chose, car à défaut de stocks, le site ne permet pas de mettre quand même le produit dans le panier), et au moment de passer la commande, le calendrier des créneaux s’affiche, même complet : 

Seul souci : le calendrier ne va pas indéfiniment dans le futur, ce qui aurait été pratique pour saisir le premier créneau disponible, même à très long terme ! On y était presque…

Enfin, sur le site d’Auchan, c’est au moment de valider la commande qu’on tombe sur cet écran très ennuyeux :

Green Face of Death d’Auchan.fr

Je me résigne donc à contacter le service client d’Auchan.fr, leur expliquant gentiment que mes parents, à la santé fragile, ne peuvent pas prendre le risque de faire le déplacement, et que dans un contexte comme le nôtre, j’ai besoin d’une solution pour pouvoir passer commande. Comme à ma grande attente, je me fais balader de numéro de téléphone en numéro, avec les classiques « Prenez votre mal en patience et réessayez, je ne peux rien faire, je n’ai pas accès. ». En un mot : inadmissible.

Le seul moyen de trouver un créneau est donc de rafraîchir cette page du Green Face of Death, jusqu’à ce qu’un créneau daigne se libérer. Et ça reste à ce jour le moyen le plus fiable de pouvoir s’alimenter dans ce pays !

Car en effet, la sévérité croissante des mesures de confinement, désormais étendue à n’autoriser qu’une sortie dans un rayon de 1 Km autour du domicile, ce qui est irréaliste puisque de nombreux foyers ne possèdent pas de supermarché dans ce rayon (!), oblige désormais l’emploi de ces sites… ce qui ne risque pas d’aller dans le sens d’améliorer leur situation !

A côté, entre nos interdictions désormais absurdes, nos petites épiceries qui surtaxent librement leurs produits – comme l’épicier de ma rue qui facture 5,80 € sa boite de thon et espère la vendre ainsi -, les petits supermarchés qui ferment, et les grands supermarchés qui travaillent sur des amplitudes horaires réduites et qui limitent le nombre de personnes dans le magasin pour limiter la propagation de l’épidémie, force est de constater qu’il est difficile de s’alimenter en France en 2020 ! Et dire qu’on se croyait être un pays développé…

Franprix de ma ville, fermé

 Des rayons entiers d’un supermarché dévalisés, et personne pour les ravitailler, en pleine crise alimentaire

Alors voilà, « râler c’est facile si c’est pour ne pas proposer de solution » me direz-vous. Moi président de la république / CEO d’hypermarché, voici les solutions que j’aurais mises en place devant l’urgence : 

  • Toute enseigne de distribution alimentaire a l’obligation de rester ouverte 24h/24 7j/7 jusqu’à la fin du confinement. Cela permettrait d’étaler les horaires de visite, réduirait l’affluence, donnerait plus de temps aux enseignes pour ravitailler leurs étagères depuis leurs entrepôts, et réduirait aussi les risques de propagation du virus grâce à la diminution du croisement de gens. Pour remplir ces obligations, les enseignes auront l’obligation d’avoir une équipe de jour et une équipe de nuit. Les conditions de travail des équipes de nuit seront discutées dans un second temps.
  • Les sites de Drive doivent être réadaptés dans l’urgence pour prendre toutes les commandes. Plusieurs solutions sont possibles : 
        1. Afficher un calendrier infini ; les clients se débrouillent pour choisir le créneau qu’ils veulent, quitte à en choisir un dans 40 jours. Néanmoins, en cas d’étalement trop important, des mesures seront prises pour que les créneaux soient disponibles 24h/24 7j/7, quitte à faire intervenir l’armée faute d’effectifs suffisants (après tout, s’alimenter est un besoin vital, et des vies sont en jeu !).
        2. Ne pas proposer de créneau et s’organiser à froid ; rappeler les clients par téléphone un à un pour convenir d’un créneau
  • Comme il s’écoule plusieurs jours, voire semaines entre le passage de la commande et sa livraison, le marchand a le temps de ravitailler les produits manquants ; il doit donc tous les accepter dans le panier (pas de produit affiché en épuisement de stocks).
       1. Pour si le jour de la livraison le produit n’est vraiment pas disponible, le client a la possibilité de cocher une case autorisant le marchand à substituer le produit par un produit similaire (dans une marge d’écart de prix de 10 %, par exemple). Si le client ne coche pas la case, à ce moment-là, il sera informé de l’indisponibilité du produit le jour de la commande et sera remboursé du produit.
       2. Autre solution : l’enseigne peut proposer au client de décaler la livraison de quelques jours, le temps de recevoir les produits de sa commande qui sont manquants (peut-être moins pratique à mettre en place en cette période, mais bon).

Voilà quelques solutions, radicales mais efficaces à l’anglo-saxonne ! Moralité de l’histoire ? Lorsqu’on constate un problème, on propose des solutions ! Mais bon, on est tellement fainéants dans ce pays, que ce n’est pas demain la veille qu’on aura cette mentalité-là… et à défaut de mourir du Coronavirus, tel que c’est parti, de nombreux français vont mourir de faim !

Et vous ? Quelles solutions auriez-vous proposé ?

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