SensatioN ROM 3.0 pour Samsung Galaxy S2


Accueil du launcher natif de la ROM

Topic de la ROM SensatioN 3.0

Basée sur la ROM KK5 (Android 2.3.6 – la plus récente à ce jour), cette ROM épate tout d’abord avec son design sensationnel. Les icônes sont bien fichues, et les fenêtres en verre semi-transparent sont du plus bel effet. Enfin un launcher qui m’a convaincu de laisser tomber l’excellent GOLEX (Go Launcher EX), dont je commençais un peu à me lasser. Le kitchen présent (app livrée avec une ROM custom, permettant de peaufiner certaines réglages système propres à la ROM), Deluxe Settings, commun à plusieurs ROMs que j’ai testées, permet de paramétrer davantage le design du launcher en fonction de ses propres goûts (effet CRT, càd la barre blanche qui apparaît à l’extinction de l’écran comme sur une ancienne télé, lock screen opaque ou transparent, ainsi que quelques autres réglages aux noms plus anecdotiques comme JKay Glass Deluxe ou JKay AOSP Deluxe (?)…).


Drawer de la ROM

Le drawer (partie du launcher dédiée à la liste des applications) offre un effet de transition en 3D très fluide. Je m’interroge par contre sur les critères de tri utilisés sur les icônes, qui ne suivent pas toujours un ordre logique (alphabétique en principe, mais certaines icônes ne sont pas à leur place!).


Barre de notification déroulée

Côté restauration des données avec Titanium Backup, aucun problème n’a été constaté, même au niveau des SMS, un test qui disqualifie pourtant de nombreuses ROMs que j’ai testées. En revanche, la restauration des contacts pose problème avec Titanium Backup, mais l’application Contacts de la ROM propose un outil de sauvegarde des contacts Google vers la carte SD, ce qui permet ensuite de les restaurer sur le téléphone en local. Un problème donc heureusement contournable.


Application Téléphone de la ROM

Dernière bonne nouvelle, last but not least, l’autonomie excellente en idle (écran éteint) et très correcte en utilisation normale, et une stabilité globalement très bonne, sauf avec les applications stock, ce qui peut s’avérer dans certains cas bien embêtant: en effet, il m’est arrivé de voir l’application E-mail native se planter en beau milieu de rédaction d’un mail (ce qui est déjà bien difficile avec le clavier livré!) avant la production d’un brouillon. De même, il m’est arrivé de voir l’application Horloge se planter lors de la configuration d’un réveil, alors que j’étais déjà au lit et tombant de sommeil! J’ai dû redémarrer mon téléphone, ce qui a heureusement suffi à remédier au problème. Deux exemples de la Loi de Murphy, dont cette ROM semble bien être adepte…

Bref, cette ROM est très satisfaisante, autant au niveau design qu’au niveau de l’autonomie et de la stabilité, sauf au niveau des apps stock, un défaut qui lui vaut largement la confiscation de sa dernière étoile!

Mise à jour du 07/02/2012: Nouveaux bugs constatés depuis la publication de l’article:
– L’affichage de certaines photos dans l’app Facebook éteint l’écran et les LEDs (sans éteindre l’appareil, le bouton « Retour » reste fonctionnel)
– Deuxième plantage lors de la saisie d’un mail dans l’app stock (ça commence à bien faire!)
– Un matin pendant que le réveil sonnait, le son de l’alarme saccadait
Pas d’incidence sur la note de la ROM pour le moment.

Note: 4/5

Avantages
Inconvénients
+ Design de l’interface
+ Autonomie
+ Stabilité globale…
– …sauf avec les apps stock!

Avis sur la ROM Phonandroid 1.0 pour Samsung Galaxy S2

Topic officiel de la ROM

Voici la ROM officielle du très prisé forum Phonandroid, proposée par les développeurs chevronnés de cette communauté Android française. Basée sur l’IHM MIUI, elle offre une interface très inspirée d’iOS, le système d’exploitation mobile d’Apple. A partir de ces éléments, il serait naturel de s’attendre à une ROM stable et design.



Passé l’effet d’agréable surprise qu’offre MIUI, je suis resté dubitatif. D’abord, ayant comme à mon habitude pris la précaution d’installer la ROM sur une partition de données vierge (« wipe data »), il fallait que je restaure mes données. J’ai donc installé sans encombres l’app Titanium Backup. A ma grande surprise, les traitements par lot sous TB étaient illisibles: l’interface de l’application sous cette ROM affichait les libellés en police blanche sur fond blanc… il fallait donc tâtonner pour s’y retrouver!

Une fois la restauration faite, avec au passage l’impossibilité, commune à de nombreuses ROMs que j’aie testées, de restaurer les apps natives Tâches et Mémos (et, plus embêtant, les données qui vont avec), j’ai eu la stupeur de m’apercevoir que le calendrier natif d’Android… n’était pas installé! J’ai donc voulu m’en remettre à Titanium Backup pour restaurer l’application (bien que je n’aie jamais eu à le faire avant), mais cette dernière avait curieusement perdu toutes ses données depuis la dernière restauration: seule l’application Tâches, à peine restaurée (elle se plantait au démarrage!), apparaissait dans les données de TB!

J’ai voulu obtenir des informations sur la build, mais en composant le *#1234# avec l’app Téléphone pour ce faire… le smartphone redémarrait carrément! Ajoutez à cela la présence de CWM v5 (qui ne peut donc pas restaurer mon ancienne ROM, car il s’agit d’une sauvegarde effectuée avec CWM v4), un market et un launcher (GO Launcher EX) lents à mourir (la grille d’apps de GOLEX saccade tellement qu’elle est inexploitable), et vous obtenez une ROM des plus mauvaises de Samsung Galaxy S2 que j’aie testées jusqu’à présent.

Derniers points négatifs: J’ai essayé de réinstaller cette ROM sans faire de « wipe data » avec CWM. Le résultat est un message d’erreur en boucle, indiquant le plantage du package com.android.acore, rendant la ROM inexploitable. Enfin, l’autonomie est très variable: j’ai remarqué, à certains moments en idle, une batterie très stable, tandis qu’à d’autres, j’ai pu mesurer un pic à… 8% en moins en 10 minutes! Effrayant!

Conclusion
Avec tous les défauts système mentionnés ci-dessus, difficile de trouver des arguments en faveur de cette ROM. Espérons toutefois qu’il ne s’agisse que de défauts de jeunesse (la ROM a été dévoilée seulement la veille de ce billet), car je m’attendais vraiment à mieux de la part des développeurs de Phonandroid, même pour une première version.

Note: 1/5

NDLR: Le développeur de la ROM a été mis au courant de tous ces problèmes et dit en avoir corrigé la plupart pour la prochaine version de la ROM qu’il prépare actuellement. Je ne manquerai pas de la tester pour vous.

Avantages
Inconvénients
+ Design de l’interface – Absence du Calendrier
– Bugs Titanium Backup
– Lenteur du market et du launcher
– Plantages et redémarrages

Avis sur H.A.W.X. 2 (PC)

Ce jeu de simulation de combat aérien (plus fun que réaliste) est un jeu très prenant. A commencer par ses graphismes qui, malgré la puissance de la plateforme sur laquelle je l’ai testé, sont littéralement à couper le souffle. L’emploi de l’imagerie du satellite GeoEye, dont l’éditeur ne manque pas de se vanter à plusieurs reprises, y est pour quelque chose: les textures des paysages, des reliefs montagneux et de l’eau, distants comme proches, sont au plus proche de la réalité. Les modèles des avions sont également modélisés sans reproche, et la bande son est très bonne à mon goût.


Source de l’image: Playstationlifestyle.net



Source de l’image: Benchmarkreviews.com

Les missions, elles, sont très variées: combat aérien bien sûr, mais parfois poursuite en vue satellite avec possibilité de tirer des modules de suivi GPS, sur une voiture par exemple, poursuite en gunship (comme la vue satellite mais en biais plutôt que verticale, avec armes de tir), et attaques terrestres avec divers bombardiers. Dans les missions, vous incarnez à tour de rôle deux pilotes: Alex Hunter de l’escadron H.A.W.X. pour les missions américaines et Dmitri Sokov de la Russian Air Force, côté russe. Les deux scénarios parallèles finissent par converger, mais je ne vous en dis pas plus!



Source de l’image: Thearmchairsoldier.blogspot.com

De manière générale, chaque mission se joue avec un appareil spécifique: Eurofighter, Rafale, A-10 Warthog, F-15 Eagle, F-18 Hornet, F-16 Falcon, Harrier et F-22 Raptor côté américain, et MiG-29 Fulcrum, Su-27 Flanker, Su-34 Fullback côté russe. Il est possible, une fois le jeu fini, de débloquer de nouveaux appareils dans un « hangar », en utilisant des jetons acquis en fonction de son score dans le jeu, puis de rejouer certaines missions du jeu avec certains appareils (je regrette énormément que toutes les combinaisons mission-appareil ne soient pas possibles).

Dans le jeu, il existe aussi un mode Survie, qui vous permet, avec l’appareil de votre choix parmi ceux que vous avez débloqués, d’affronter dix vagues de plusieurs dizaines d’appareils ennemis, de plus en plus intelligents. Le but est de « survivre aux dix vagues d’assaut », mais une mauvaise surprise vous attend à la fin: s’il reste (très difficilement) possible de survivre aux 10 vagues en évitant les pluies de missiles, y arriver en détruisant tous les adversaires qui se présentent relève de l’impossible: or, c’est précisément ce qui est demandé… lors de l’arrivée de la dernière vague d’ennemis! Sachant que le compte à rebours de chaque vague dure entre 3 et 10 minutes, ce n’était pas trop tôt pour le demander! De plus, avec toutes les manœuvres que vous effectuez, il y a fort à parier que vos yeux vous piqueront et que votre tête criera à la douleur dès la 5ème vague!

Parmi les appareils déblocables à la fin du jeu, on retrouve des avions très impressionnants (qui ne sont pas encore forcément opérationnels dans la vraie vie) comme le Su-37 Terminator, le Su-47 Berkut (très impressionnant avec ses ailes inversées vers l’avant!), le F-35 JSF ou encore le MiG-MFI (très puissant en combat aérien). Si je salue la présence de certains appareils que j’apprécie particulièrement (F-22 Raptor, F-117 Nighthawk, Su-27 Flanker, MiG-31 Foxhound, Su-25 Frogfoot – un excellent bombardier, mais très mauvais en combat aérien…) Je regrette quand même l’absence de certains appareils que j’aime bien comme le MiG-27 (bien que très proche du MiG-23, présent lui), le F-4 Phantom ou le F-5 Northrop.



Source de l’image: Geoeye.com

Mais ce que je regrette comme absence, c’est surtout les missions avec pilotage d’hélicoptères (Tiger, Apache, Comanche…etc.) et de gros bombardiers (B-2 Spirit, Tupolev 95 et 160…etc.) même si ce n’est pas la vocation de ce jeu. Autre point négatif: il arrive assez souvent, en mode mission, mais surtout en mode Survie, que votre avion soit équipé d’armes inadaptées à la mission, voire, qui ne servent à rien dans le contexte, au détriment d’autres armes qui auraient été plus utiles: l’usage de bombes en mode Survie est à proscrire par exemple, car les rares ennemis terrestres qui apparaîssent sont mobiles, ou le relief ne permet pas leur usage correctement. Il aurait donc été préferrable de donner au joueur des missiles à tête chercheuse.

De même, il arrive en mode Survie que votre avion soit équipé de bombes, totalement inefficaces contre les bâteaux (elles n’explosent pas dans l’eau). Or, il faudra bien les détruire pour gagner la mission. Ne comptez pas sur votre canon pour ça, leur blindage est trop puissant, et vous avez toutes vos chances de vous écraser ou de vous faire descendre avant de tous les détruire! Mais ce souci est à relativiser: en fait, chaque avion est livré avec des armes de base. Mais plus jouez avec dans les différents modes du jeu avec cet avion, plus vous gagnerez en expérience sur l’appareil. A partir d’un certain nombre de points d’expérience sur l’appareil en question (qui varie en fonction de l’appareil), vous aurez la possibilité de personnaliser ses armes et donc de remplacer le pack de base par des armes plus utiles en fonction du mode joué.

Il existe deux autres modes de jeu dont je n’ai pas parlé: le mode Arcade, qui permet de rejouer les missions du jeu avec plus de difficulté (canon seul, par exemple) – non testé car il ne m’intéresse pas vu la difficulté proposée, et le mode LAN pour jouer en réseau (il faut plusieurs licences du jeu, donc non testé).

Enfin, parlons des bugs, et ils sont nombreux: d’abord dans les missions, certains crashs (de votre avion, pas du jeu!), notamment dans des situations délicates (passage dans un tunnel obligé avec son avion, par exemple) sont souvent injustifiés: avion pourtant visuellement distant de la paroi et qui « explose en plein vol », ou de manière plus flagrante, un décor détruit qui ne disparaît pas assez vite (il n’est physiquement plus censé être présent, mais est retiré trop tard, ce qui force votre avion à s’écraser dedans – et oui, dans certaines situations, ça se joue à la milliseconde près!).

Quant au jeu en ligne, je vous lance un défi: celui non pas de réussir à gagner une partie en ligne, mais de réussir à en LANCER une! En effet, entre les messages d’erreurs sibyllins comme « La version de votre build ne correspond pas à celle du serveur » (et pourquoi diable ça ne marcherait pas quand même?) ou bien « La session n’est plus disponible » (alors qu’elle continue d’apparaître dans le tableau des sessions), les patchs de mise à jour du jeu totalement impossibles à installer (messages d’erreurs, jeu non détecté comme installé, autopatcher dont le téléchargement reste bloqué à 0%), le support Ubisoft aux abonnés absents et le forum U-Play très peu réactif (du moins pour la section H.A.W.X.), il y a fort à parier que vous aurez du pain sur la planche avant d’y arriver!

Dernier reproche: les précautions antipiratage d’Ubisoft, trop restrictives, voire carrément paranoïaques. En effet, le jeu exige une connexion permanente au serveur U-Play pour pouvoir jouer. En cas de coupure de connexion Internet, le jeu s’interrompt (et ne se relance pas, contrairement à ce qu’il signale, lors du rétablissement de la connexion). Et en cas de panne des serveurs d’Ubisoft, impossible de jouer (expérimenté durant 24 heures le lendemain de l’achat du jeu, ce qui m’a poussé à croire à un problème propre à mon jeu, avant de m’apercevoir que de très nombreux joueurs se plaignaient sur la page Facebook d’Ubisoft Support)! Malgré sa généralisation, je trouve ce système de protection vraiment énervant…

Conclusion
Bref, ce jeu H.A.W.X. 2 est très accrocheur, mais je lui reproche une durée de vie courte: si le premier accomplissement des missions du jeu permet de recevoir un bon paquet de jetons pour débloquer quelques appareils, en obtenir par la suite s’avère plus difficile: devant l’impossibilité de jouer en ligne et en réseau, il va falloir se débrouiller avec le rébarbatif mode Arcade ou le mode Survie (qui procure beaucoup moins de jetons) pour pouvoir débloquer le reste des appareils du jeu, ce qui demande de très nombreuses heures de jeu supplémentaires et répétitives.

Note: 4/5

Avantages
Inconvénients
+ Graphismes époustouflants
+ Bande-son
+ Variété des missions
+ Nombre d’avions proposés
– Les bugs empêchant le jeu en ligne, raccourcissant la durée de vie du jeu
– La difficulté trop poussée des modes Arcade et Survie
– Le choix des armes pas toujours adapté à la mission
– L’impossibilité de jouer sans connexion Internet

Plateforme de test
Intel Core 2 Quad Q8200 2,2 GHz
4 Go de mémoire vive
Carte graphique nVidia GeForce 8800 GT 512 Mo dédiés
Disque dur SSD Crucial M4 128 Go