Tutoriel : Faire un downgrade / rétrograder le firmware du casque Bose QC35 [Valable en Mars 2020]

Nombreux sont les possesseurs du célèbre casque Bose QC35 (ou son successeur la version II) qui se plaignent que les versions des firmwares les plus récentes atténuent l’ANC (Active Noise Cancellation).

S’il fût autrefois possible officiellement de rétrograder les versions du firmware du casque pour faire marche arrière sur la mise à jour nuisible, Bose n’a rien jugé de faire mieux que d’ôter cette possibilité à ses clients, juste histoire d’être bien chiant (la société se défend de manière assez évasive avec le fait que la proposition de firmwares anciens n’est plus une tradition et n’est plus en phase avec les besoins du marché, d’après ce que j’ai pu lire de mémoire sur Reddit, au détriment des nombreux clients mécontents).

Par la suite, de nombreux tutoriels (comme celui-ci) sur ledit Reddit ont proposé des versions « tweakées » de l’outil de mise à jour, permettant de contourner cette restriction, mais Bose qui guette, a colmaté des failles, rendant ces outils inutilisables.

Qu’à cela ne tienne, à force de recherches, j’ai réussi à trouver le seul tuto qui permette encore de le faire à l’heure où j’écris ces lignes (mars 2020).

Le voici traduit en français par mes soins :

Important : Cette opération n’est pas sans risques, rappelant que le firmware est le composant logiciel le plus bas niveau de votre appareil, qui permet de piloter ses fonctions vitales. Mal effectuée, elle peut endommager votre appareil de manière irréversible et même le bricker (càd qu’il ne s’allumera plus jamais). Je ne vous conseille de suivre ce tutoriel que si vous avez déjà effectué des flashs de firmware et que vous savez ce que vous faites. Quoi qu’il en soit, vous effectuez ces étapes à vos propres risques et périls et à votre unique responsabilité. Le blog Chartouni.fr et moi-même nous dégageons de toute responsabilité quant aux conséquences de ces manipulations sur votre appareil, quelles qu’elles soient.

  1. Installez la version officielle de Bose Updater ici (Note: à l’heure où j’écris ce tuto, la version actuelle est 6.0.0.4454. Il est probable que les versions ultérieures aient été colmatées par Bose)

  2. Lancez l’outil depuis le site btu.bose.com
  3. Branchez votre casque. L’écran suivant devrait apparaître :
    A ce stade, si vous faites les touches clavier d’affilée A, D, V, flèche haut et flèche bas, vous ne devriez obtenir qu’un bouton « System Information », qui permet de voir des messages d’erreurs du casque (et qui ne sert à rien).

    Dans d’autres cas, vous aurez le panneau de mise à jour recherché, mais sans les versions antérieures du firmware qui s’affichent dans la liste.

    C’est précisément ce qu’on va chercher à rétablir. Débranchez le casque, mais ne fermez pas la page du navigateur.

  4. Rendez-vous sur le repository GitHub du projet.

  5. Sur la page, cliquez sur ced comme indiqué ci-dessous.
  6. Cliquez sur Clone or Download puis Download ZIP.
  7. Une fois le ZIP téléchargé, décompressez-le dans un dossier sur le bureau de Windows.

  8. Fermez l’application Bose Updater depuis la barre des tâches, puis allez dans C:/Program Files (x86) et supprimez le dossier Bose Updater.

  9. La racine du dossier ced-master téléchargé contient un setup BoseUpdaterInstaller_6.0.0.4388.exe. Installez-le. Il va recréer le dossier supprimé. Si le logiciel s’est lancé, fermez-le dans la barre des tâches.

  10. Remplacez le fichier C:/Program Files (x86)/BOSEUPDATER.exe par celui du même nom qui est à la racine du dossier ced-master. Il s’agit d’une version tweakée du .exe, qui va piocher les firmwares dans GitHub.

  11. Double-cliquez sur le fichier BOSEUPDATER.EXE qui a remplacé le précédent et retournez sur la page du navigateur qui était restée ouverte. Branchez le casque.

  12. Dans l’URL du navigateur : https://btu.bose.com/?p=-1#section=xxx, remplacez xxx par start. Cela va relancer l’assistant en court-circuitant l’alerte que votre logiciel est obsolète.

  13. A ce stade, il se peut que l’outil coince ou ne réagisse pas. Répétez l’étape 12 autant de fois que nécessaire, en vous faisant aider du bouton F5 s’il s’impose.

  14. Lorsque l’outil détecte le casque, s’il n’affiche pas le panneau de mise à jour du firmware, refaites la combinaison A puis D puis V puis flèche Haut puis flèche Bas.

  15. Si tout s’est bien passé, vous devriez voir apparaître les version antérieures à votre version actuelle du firmware dans la liste déroulante.
  16. Choisissez la version que vous voulez, et cliquez sur Update Now. Bien sûr, vous le savez déjà, mais n’interrompez surtout pas ce processus sans qu’il n’aille jusqu’au bout !

A priori, ce processus fonctionne aussi avec le casque QC35 II mais je n’ai pas essayé (même procédure).

Je crédite le Youtubeur Martin H pour sa belle trouvaille, qui a été copieusement remercié pour ce tuto, dont l’original en vidéo est ci-dessous :

 

Avis sur les enceintes Ultimate Ears Wonderboom

L’Ultimate Ears Wonderboom est une enceinte Bluetooth d’une marque qui a su creuser sa réputation sur le marché déjà bien concurrentiel des enceintes Bluetooth.

Les enceintes UE étant réputées pour leurs basses profondes et leur puissance, je confirme que sur ces points-là, l’enceinte tient bien ses promesses.

Fan de Power Metal et de Rock, et bien que je ne sois pas mélomane, comme je le laisse souvent entendre sur ce blog, je peux en tout cas percevoir certaines notes que je ne perçois habituellement pas avec d’autres équipements, y compris mon excellent casque Bose QC35.

J’utilise surtout cette enceinte pour écouter de la musique ou la radio sous la douche.

L’étanchéité fait ses preuves, dans le sens où même éclaboussée au savon, cette enceinte résiste bien.

Côté autonomie, rien à signaler, avec une utilisation occasionnelle, l’enceinte tient pas moins d’un mois ! Elle met cependant pas mal de temps à se recharger, au moins une demie-journée, même si je n’ai pas forcément de mesure précise.

Côté regrets, on trouve souvent sur Internet des photos de cette enceinte flottant sur une piscine, et des slogans la vantant comme l’enceinte des vacances (à la plage, je suppose).

Si je pense que cette enceinte n’aurait pas de mal à résister au sable, dans l’eau, c’est une autre histoire : une fois plongée, on n’entend plus le son, mais un bruit étouffé, ou, sur le long terme, des crachottements…

C’est en fait sous l’eau que l’enceinte demeure alors audible, à condition de bien s’en rapprocher. Pas très utile, pour le coup…

De plus, à noter que la notice déconseille son utilisation plongée dans de l’eau salée. On comprend pourquoi, le sel étant agressif pour les circuits, même si je pense qu’il faudrait en faire un usage prolongé pour qu’il y ait un vrai risque (pas testé). Edit: j’ai confondu avec la notice de mon baladeur MP3 étanche Sony. 🙂 

Point noir de cette enceinte ? L’appairage Bluetooth très capricieux ; normalement, l’appareil « se souvient » des appareils auxquels il est appairé et s’y reconnecte à l’allumage.

En pratique, à moins que je ne possède un échantillon défectueux, cela ne se déroule pas toujours pour le meilleur ; avec la mienne, il faut que je colle le téléphone à l’enceinte pour qu’elle se connecte (ou qu’elle le détecte si je recommence l’appairage de zéro), et souvent, dès que je les éloigne, la connexion flanche.

A noter que j’ai moins rencontré ce problème en extérieur, ce qui semble indiquer que le capteur de cette enceinte est trop sensible aux interférences qui peuvent exister au sein d’un immeuble…

En effet, je possède une autre enceinte, la JBL Go, qui, elle, pourtant meilleur marché, est beaucoup plus costaud à ce niveau.

Au final, cette enceinte UE Wonderboom est un gadget appréciable, mais qui ne semble pas tenir toutes ses promesses commerciales, et qui jouit d’un défaut rébarbatif au niveau de son capteur Bluetooth, ce qui fait grincer les dents au vu du prix…

Avantages
Inconvénients
+ La qualité du son (au moins pour un non mélomane)
+ Les basses puissantes
+ La puissance sonore
+ L’étanchéité
+ L’autonomie
– Le fonctionnement en piscine à l’intérêt discutable…
– L’appairage Bluetooth catastrophique !
– Le poids élevé (430g)

Enième enfumage de la RATP : la promesse non tenue du dédommagement Navigo

J’ai souvent pesté sur mon blog et dans mon quotidien contre l’incompétence profonde de la société aux couleurs pistache de transports en commun parisiens ; et pour cause, l’entreprise s’est toujours moquée du confort et des réclamations de ses clients, en tout cas des miennes (un exemple ici).

Dernier exemple en date ? Après la promesse de Valérie Pecresse, Présidente du Conseil Régional d’Ile-De-France, de rembourser aux parigos leur abonnement Navigo de décembre 2018 à cause des impacts majeurs de la grève, la RATP a mis en place un site Internet, https://www.mondedommagementnavigo.com/, dédié à cette demande.

Après des débuts difficiles, essentiellement dûs à une ruée de demandes, le site accueille désormais plus d’un million de requêtes.

Ayant souscrit un abonnement mensuel en décembre 2019, je tente ma chance. Sans surprise, le verdict est sans appel :

Or, sur le site web, il est précisément stipulé :

Emparé de frustration, je décide de gratifier le support du site d’un petit mail. Avec une réponse immédiate :

 

"Nous vous informons que conformément à ce qui est indiqué dans la Foire aux questions (FAQ) accessible sur le site www.mondedommagementnavigo.com, cette adresse mail n’est pas active actuellement, votre message ne sera donc pas traité."

Ce que le mail aurait dû dire ? 

« Nous vous informons que conformément à ce qui est indiqué dans la Foire aux questions (FAQ) accessible sur le site www.mondedommagementnavigo.com, votre demande sera donc traitée à compter du 27 février 2020. Si votre demande est urgente, nous vous invitons à contacter le numéro dédié suivant, muni de votre numéro de pass, et du justificatif de paiement : 01 xx xx xx xx.« 

Alertées par moi, ainsi que par d’autres twittos, Valérie Pécresse et la RATP, elles, font la sourde oreille sur leurs comptes Twitter.

De quoi accuse-je la RATP ? Il ne s’agit évidemment que d’une interprétation personnelle, mais j’ai de fort soupçons que la RATP a volontairement et crapuleusement mis en ligne un système défaillant, avec un support en décalé, pour semer le parcours d’embûches aux réclamants, et optimiser les chances d’abandon et d’oubli de la part de ceux-ci.

A l’image de nos politiques, manque de transparence, d’honnêteté, et de simplicité sont hélas les tristes rituels de mise. Pauvre France…