J’ai testé Uber… et c’est super!



Uber

Tout le monde sait qu’en France, pour prendre un taxi, il faut s’endetter sur 6 ans ça coûte cher. 😀

Et en plus de ça, on ne sait pas combien on va payer: y a le compteur, y a les suppléments comme par exemple, pour porter vos bagages, le conducteur vous raffle quelques euros de plus (aussi petite que soit votre valise, peu importe)…etc., on peut (pas toujours mais quand même) tomber sur une véritable poubelle à l’intérieur, un conducteur bavard ou qui fume…etc. bref, d’expérience, toutes les courses en taxi ne sont pas toujours joyeuses.

Qu’à cela ne tienne, j’ai testé le fameux concurrent des taxis, Uber, service en ligne de VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur).

1. Quelle est la différence « officielle » entre un VTC et un taxi?

D’un point de vue profession/légal, c’est trop compliqué à expliquer, mais je vais la faire courte en fonction de ce que j’ai entendu/lu : les taxis doivent acheter une licence qui coûte la peau du c*l pour pouvoir exercer leur profession avec leur propre véhicule (d’après ce que j’ai entendu, 400 000€ pour exercer à Paris par exemple), ou sinon louer un véhicule à la journée très cher (150€/jour).

A ces frais s’ajoutent des taxes diverses comme le gouvernement français les aime bien + les frais du véhicule (essence et autre). En bref, d’après les échos que j’ai eu, en Ile-De-France, un taxi doit faire 400€ de courses par jour pour commencer à faire du bénéfice (les chiffres sont évidemment à confirmer par des sources officielles que j’ai la flemme d’aller chercher).

Quant aux VTC, ils n’ont pas toutes ces contraintes: si j’ai tout compris comme il faut, n’importe quel particulier peut s’improviser VTC Uber, à condition de respecter les règles fondamentales d’Uber (loin d’être compliquées!).

Le chauffeur s’inscrit sur Uber avec son véhicule et si la réponse est positive, il peut commencer à exercer.

Pas étonnant que les taxis se mettent à gueuler contre une concurrence déloyale… néanmoins, je me pose une question toute conne: plutôt que de faire des grèves, ne serait-il pas plus simple pour tout chauffeur de taxi de revendre son éventuelle licence et devenir VTC Uber ???

2. Et pour le commun des mortels comme moi, c’est quoi la différence?

En France (comme dans la plupart des pays d’Europe), lorsque vous prenez un taxi, vous le payez en fonction de ce qu’indique un compteur dans la voiture, dont le prix s’incrémente en fonction du temps que vous passez dans le véhicule (et non de la distance du trajet).

Le compteur s’incrémente plus ou moins vite selon la tarification (tarif de jour, tarif de nuit, tarif en fonction de la zone…etc.). Cette grille tarifaire est difficile à déchiffrer, et ce n’est pas dit que les taxis n’en abusent pas (même si je ne les en accuse pas par la présente, j’ai eu quelques soupçons lors de certaines courses).

Il y a aussi des petits suppléments que les taxis vous prennent pour, par exemple, mettre vos bagages dans le coffre ou lorsque vous êtes 4 passagers.

En France, les taxis de sociétés spécialisées (comme G7 ou Taxis Bleus par exemple) se réservent en général par téléphone, sur leur site Internet ou, de plus en plus fréquent, via une application mobile.

Le passager paie sa course au chauffeur, sachant que de nombreux taxis (sauf sociétés) n’acceptent pas les cartes bancaires (ce qui est, de mon point de vue, très louche en 2015), auquel s’ajoute un pourboire à la discrétion du passager.

Quant à Uber, le principe est plus simple: on ne peut le réserver que via une application mobile, du même nom: Uber. Pour ce faire, il faut d’abord ouvrir un compte client Uber et y enregistrer sa carte bancaire. Jusque-là, je ne savais pas pourquoi, mais j’ai vite compris (expliqué plus loin).

3. Mon expérience avec Uber

En ce qui me concerne, je devais partir de l’aéroport Charles De Gaulle pour rentrer chez moi. Dans l’application, qui me proposait de me localiser mais qui n’a pas réussi, j’ai indiqué l’adresse du terminal où je me trouvais à la main. J’avais également la possibilité de choisir le type de véhicule (UberX pour les véhicules communs, van, voiture de luxe…).

Ensuite, j’ai saisi l’adresse de destination, qui a été reconnue par l’application. J’avais la possibilité d’estimer le prix du trajet.

J’ai été agréablement surpris du prix: les VTC sont réputés un peu plus chers que les taxis, mais là c’était l’inverse: l’application a estimé mon trajet à 45€. Le même en taxi m’aurait coûté au compteur entre 55 et 70€ en fonction de la tarification en vigueur et hors pourboire (les conditions d’Uber demandent aux chauffeurs de ne pas en accepter, voir lien ci-dessus).

J’ai donc validé ma demande, et l’application m’a affiché une punaise avec le temps estimé pour que le VTC le plus proche me rejoigne: 10 minutes. L’application m’a également affiché le numéro du chauffeur, pour pouvoir le joindre en cas de besoin.

Celui-ci m’a immédiatement appelé pour me demander où je me trouvais et comment me reconnaitre. Après avoir couru ça et là dans le terminal, j’ai fini par le retrouver au Dépôt Minute.

Très agréable, il a pris mes valises, les a mises dans le coffre, m’a ouvert la porte du véhicule et je suis monté.

Le véhicule était étrangement propre. Celui de la plupart des taxis que j’ai fréquentés aussi, mais pas toujours.

Le chauffeur était silencieux et n’engageait la conversation que si je l’y incitais moi-même. Il m’a paru très professionnel.

Après avoir échangé quelques mots sur la météo (pourrie) avec lui, je me suis assoupi dans la voiture (après mon long vol de nuit, j’étais un peu obligé).
L’heureuse surprise est que là, je n’ai pas de compteur à surveiller (d’habitude, je me dis toujours que peut-être que le chauffeur du taxi va le dérégler lorsque j’ai les yeux fermés pour me faire payer un peu plus…).

A la fin du trajet, rien à régler: le chauffeur m’annonce que la course va me coûter 45€ comme prévu, et le montant sera prélevé sur ma carte bancaire, directement par Uber.

Le chauffeur décharge gentiment mes bagages et je rentre chez moi. Quelques minutes plus tard, je reçois une facture d’Uber par mail, avec tous les détails sur mon trajet (sur une carte) et sur le chauffeur. Je suis invité à le noter.

Je lui mets 5 étoiles, note que j’attribue aussi à ce merveilleux service qu’est Uber.

NB: Uber n’est pas à confondre avec UberPOP, qui est actuellement interdit en France. UberPOP est un service de VTC similaire à Uber mais le concept est différent: au lieu de monter avec un chauffeur préalablement agréé par Uber, sur UberPOP, vous montez avec n’importe quel quidam qui utilise l’application en tant que conducteur.

Ainsi, aucun contrôle n’est exercé sur la validité du conducteur (il peut très bien être sans permis, sans assurance…etc.) et le prix de la course est directement négocié entre particuliers et payé en espèces, sans aucun contrôle intermédiaire par Uber.

C’est contre UberPOP que les taxis se sont révoltés en juin/juillet 2015 pour le faire interdire en France, prétextant une concurrence déloyale.

De mon point de vue, les taxis doivent apprendre à se réadapter s’ils veulent pouvoir faire concurrence aux services qui se développent; d’un autre côté, ils ne sont pas les seuls fautifs: je juge obsolète le fait que l’État fasse payer aussi cher leurs licences.

A mon avis, la bonne chose à faire serait pour eux de faire une grève qui ait pour vocation de se les faire rembourser et/ou de remettre à plat ce système… et vous, qu’en pensez-vous?

Note : 5/5

Avantages
Inconvénients
+ Le côté très pratique de l’application
+ Le chauffeur très professionnel et aimable
+ La propreté du véhicule
+ La possibilité d’estimer le prix de la course avant de valider
+ L’absence de compteur / le tarif fixe de la prestation
+ Le fait de ne pas régler la course sur place
+ La clareté des informations transmises par Uber à la fin de la course
– La non prise en charge des cartes American Express

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4 réflexions sur « J’ai testé Uber… et c’est super! »

  1. – L’état ne fait pas payer les licences de taxi. Elles sont complètement gratuites. Ce sont les taxis qui les revendent à l’occasion d’un arrêt d’activité. C’est l’équivalent du pas de porte commercial ou de la cession de fond de commerce. L’état émet des licences pour réguler le nombre de taxis et permettre à chacun d’eux d’avoir une part de marché raisonnable. La limitation du nombre de plaques en circulation est d’ailleurs plutôt une demande des chauffeurs de taxi. Une part importante de plaques en circulation ont été rachetées par des compagnies de taxi.
    – Il n’y a pas plus d’escrocs chez les chauffeurs de taxi que dans d’autres professions. Aucune enquête ou étude ne le montre. Comme la transaction commerciale avec Uber est dématérialisée (coût de la course, paiement), cela réduit les tentations d’escroqueries, dans les deux sens. Il y a aussi tous les jours des courses de taxis non payées par des voleurs qui descendent du taxi à la sauvette…
    – Les chauffeurs Uber ne choisissent pas le tarif de la course. Ni la part qui leur revient (sauf uber pop, interdit en France). C’est Uber qui le fixe seul. Côté taxi, les tarifs sont fixés dans le cadre d’un accord entre les membres de la profession et les pouvoirs publics. Dans les deux cas, la demande influence les tarifs finaux. Uber, dominant dans son modèle, est donc plus libre de fixer les tarifs finaux et sa part, laissant de côté l’avis des chauffeurs qui produisent une très part importante du service : la course. On arrive au paradoxe que celui qui produit le coeur du service n’est plus libre d’en fixer le prix de vente. C’est les inconvénients du salariat, sans les avantages du salariat….C’est de fait l’instauration d’un contrat de travail non exclusif (le chauffeur uber fait ce qu’il veut hors horaires uber) mais sans garantie de revenu. Le contrat Zéro heure. Pas de travail, pas de salaire, mais quand il y a du travail, on ne verse aux chauffeurs qu’une petite part du revenu alors qu’il produit la plus grande part du service.
    C’est le modèle qui nous attend tous.

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