Karotz, un lapin pas si crétin…



Pour la petite histoire…

A l’origine inventé en 2005 par la société française Violet et commercialisé sous le nom de Nabaztag, nom sous lequel il est plus connu aujourd’hui, Karotz a été rebaptisé ainsi, suite au rachat de Violet par l’éditeur logiciel Mindscape en octobre 2009. Se voulant un objet communiquant, le Nabaztag a pour vocation (grosso modo) de communiquer oralement des informations diverses et variées qu’il va glaner sur le web, grâce à sa connexion Wifi permanente. Le Karotz est une évolution du Nabaztag incluant un port USB qui offre la capacité de lire du contenu multimédia sur un dispositif de stockage, un port mini-USB pour faciliter sa configuration depuis le PC, ainsi qu’une webcam sur le nombril (Source Wikipédia). Deux ans plus tard, c’est au tour de la société (toujours française) Aldebaran Robotics de s’approprier Karotz, en octobre 2011.

Fun, mais parfois utile

Sous son allure de cloche à oreilles coniques, Karotz renferme un système à base de Linux, qui se pilote entièrement depuis une interface en ligne, sur le site officiel http://www.karotz.com. En effet, rien (ou presque?) n’est stocké sur le lapin lui-même: les applications sont appelées à distance sur le serveur de l’éditeur pour être lancées. Vous imaginez déjà l’inconvénient de cette méthode: le lapin devient inutilisable lorsque les serveurs sont en panne (et cela arrive plutôt souvent à mon goût, j’ai dû rencontrer 3 ou 4 jours espacés de panne, en quelques 3 mois d’utilisation!).



Interface d’administration d’applications sur Karotz

Inspector Gadget

Niveau matériel, le Karotz comporte un bouton central et des oreilles interchangeables (qui s’accrochent à des aimants) sur la tête, une LED intérieure qui laisse apparaître une tâche de couleur lumineuse sur le ventre luisant blanc du lapin et une webcam de faible résolution sur le nombril, orientable selon un axe vertical grâce à une petite molette en dessous du Karotz. Sur le dos, on compte un haut-parleur dont la faible puissance est vraiment regrettable (et pas de prise jack pour brancher des enceintes plus puissantes!), une molette d’allumage et de volume, un port USB qui sert à accueillir une clé (vendue séparément) pour en lire la musique avec une app dédiée, et enfin, un port mini-USB, pour, cette fois-ci, brancher le Karotz à son PC (câble USB livré). L’intérêt de ce dernier port me paraît anecdotique, car, malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à faire reconnaître le Karotz par Windows 7, les pilotes étant défectueux et les manipulations glanées sur le web inefficaces. Heureusement, une manipulation décrite sur le site http://plug.karotz.com permet de contourner ce problème, en configurant Karotz depuis une clé USB (la configuration initiale ne consistant qu’à connecter votre Karotz à Internet via votre réseau Wifi).

Notons bien sûr que Karotz, et c’est là tout son intérêt, a la capacité de parler (lire du texte pour être plus exact, une technologie que l’on appelle le TTS pour Text To Speech) et possède un système de reconnaissance vocale (ASR pour Asynchronous Speech Recognition) relativement peu évolué: pour chaque lancement d’un « écoute », on doit définir soi-même, en programmant son application, tous les mots possibles à reconnaître et les actions à entreprendre pour chaque mot reconnu. Pour être plus clair, Karotz n’inclut donc pas de dictionnaire français complet, (un peu) comme le cas de Siri sur iOS pour les intimes, mais d’un « micro-dictionnaire » variable en fonction de la « question ». De plus, la reconnaissance connaît ses limites du moment où les possibilités de mots reconnus deviennent nombreuses, ou que vous vous trouviez dans un endroit un peu bruyant. En effet, ce Karotz a un goût très (trop?) accentué pour les environnements calmes! Quant à la voix, si certaines applications autorisent son changement (Rambo, voix de papy ou de mamie…etc.), celle du système n’est en revanche pas modifiable. On aurait mieux imaginé un Karotz avec la voix de Homer Simpson, de Dark Vador, voire d’un lapin crétin (!), plutôt que celle d’une banale guide de GPS!

Des applications pour tous les usages… mais sans multitâche!

Quant aux applications qui existent, à défaut d’être (assez) nombreuses (à mon goût), il y en a pour tous les « usages les plus courants », même s’il y en a beaucoup qui font à peu près la même chose (webradios comme RMC, Virgin Radio, France Info…etc., lecteurs de flux RSS d’un site particulier comme LeMonde, LeParisien, 01Net…etc. – dommage que la seule app qui permette d’ajouter et de lire les flux RSS de son choix, Mon R.S.S., ne fonctionne pas avec la plupart des flux testés!), la météo, des lecteurs multimédia pour le contenu de la clé USB, des applications de lecture/dictée de tweets sur les réseaux sociaux tel que Facebook et Twitter (impossible de lancer l’application de Twitter pour ma part, je retombe toujours sur Facebook!?), d’horoscope, de surveillance de son domicile via la webcam avec un PC ou un smartphone…etc.

Il y en a également pour des usages ludiques (VDM, Chuck Norris facts, extraits du film « Bienvenue chez les Ch’tis »…etc.) voire carrément fantaisistes comme cette extension Firefox (dont je ne retrouve plus le nom!) qui fait lire à Karotz du texte sélectionné sur une page web, extension qui marchait hélas très mal, mais l’idée y était! Petit clin d’oeil: j’ai moi-même développé une application ludique pour Karotz (en Javascript) qui s’appelle Père La Chantz (acronyme de « Père La Chance » et de « Karotz »). Elle vous permet de jouer à pile ou face, de générer des nombres aléatoires, de faire une grille de Loto, de demander à Karotz de répondre par oui ou non à vos questions, et enfin, de deviner un nombre auquel pense Karotz (il vous guidera en fonction de vos réponses). N’hésitez pas à la tester (et à la noter sur le site, s’il vous plaît) si vous êtes propriétaire d’un Karotz. 😉

Enfin, la grande innovation est dans le domaine de la domotique: je n’ai pas pu le vérifier, mais il paraît que le Karotz peut être connecté à une plafteforme domotique pour piloter les installations électriques de votre foyer (volets, lumières…etc.). Fastoche!

Sans toucher!

Pour lancer une application, deux moyens principaux existent: on peut soit appuyer sur le bouton de la tête et prononcer le nom de l’application, soit utiliser un objet contenant une puce RFID, qu’il faut approcher du museau du lapin. Il faut toutefois préalablement enregistrer l’objet en le faisant passer une première fois devant Karotz (il ne le reconnaîtra alors pas) ce qui le rendra visible dans l’interface d’administration en ligne, et par la suite, assigner à une application particulière cette puce pour qu’elle la lance. Ces objets RFID existent en deux types: les « Nanoztags » (à vos souhaits!) qui sont des espèces de Karotz miniatures, pas très faciles à manipuler, car la puce RFID se trouve à leur bas, et les « FlatNanoz » que je trouve bien plus pratiques car plus légers et compacts, idéaux à accrocher à un porte-clés.



Mon porte-clés de FlatNanoz

Imaginez les possibilités d’usages qui en découlent, comme cette application Maison qui permet, en faisant passer le FlatNanoz de son porte-clé devant le Karotz en rentrant chez soi, de déclencher l’envoi d’un mail à des proches pour leur signaler votre arrivée au foyer familial! Espérons que cette innovation motive la communauté de développeurs, car, pour l’instant, le nombre d’applications tirant profit de cette technologie est limité.

Bon à savoir: chaque application peut être lancée suivant des horaires prédéfinis ou périodiquement. Pratique pour lancer la radio le matin ou le soir, ou faire raconter des blagues à votre Karotz toute la journée pour emmerder ses colocataires (non, je n’en suis pas là!). En revanche, je regrette très amèrement l’absence de multitâche au niveau des applications: il est impossible, par exemple, de laisser l’application Facebook active et de lui demander de lire votre feed pendant que vous écoutez la radio. Vraiment dommage, mais j’ai entendu du bruit sur de probables évolutions en ce sens. Affaire à suivre…



Paramétrage du mode de lancement d’une application

J’apprécie également l’existence d’applications sur iPhone/iPad et Android permettant de piloter Karotz à distance via son smartphone ou sa tablette. J’ai personnellement testé l’application Android sur mon Samsung Galaxy S2, et malgré quelques bugs résiduels, je suis globalement très satisfait: on peut faire dire à son Karotz ce que l’on tape dans l’application, lui faire bouger les oreilles, accéder à sa webcam…etc.



Application Karotz Controller sur Android

Un lapin peut cacher un terrier

Enfin, je termine cet avis en vous parlant du commerce autour du Karotz: le lapin coûte désormais 89€ depuis Pâques 2012 (contre 129€ avant), et de nombreux accessoires peuvent être achetés sur le site officiel (la boutique a été baptisée zStore), parmi lesquels des oreilles de lapin pour tous les goûts (6,99€ la paire – il y en a même des phosphorescentes), une clé USB au design original pour une queue de Karotz, un adaptateur Ethernet-USB pour utiliser son Karotz sans Wifi et une batterie externe d’une autonomie de 2 heures (19,99€ chacun, mais la batterie, qui est l’accessoire le plus intéressant, est indisponible depuis un bon moment!), des porte-clés, des FlatNanoz et des Nanoztags (respectivement 4,99€ et 6,99€ pièce) et même des vêtements pour habiller Karotz à votre goût (6,99€ l’ensemble). Il est également prévu que sorte bientôt un socle permettant au Karotz de pivoter horizontalement (pratique pour la vidéo-surveillance, par exemple).

Je me permets de signaler un dernier petit défaut: bien que cela ne me soit jamais arrivé, la personne m’ayant offert mon Karotz a dû renvoyer le sien 3 fois de suite au SAV, pour un problème de blocage d’oreille (elle ne voulait plus tourner). Cela me pousse à m’interroger un peu sur la fragilité de cet objet… :/

Bref, le frein principal de l’achat du Karotz ayant récemment été levé grâce à sa chute définitive de prix, le Karotz devient un objet intéressant pour les technophiles à la chasse aux objets connectés et destinés à faciliter leur vie numérique, pour peu qu’ils ne soient pas rebutés par l’handicap majeur qu’est le monotâche!



zStore, le magasin d’accessoires en ligne pour Karotz

Note: 4/5

Avantages
Inconvénients
+ Le design de l’objet
+ Le concept innovant
+ Les RFID
+ Les applications iOS/Android
+ La polyvalence web (caméra IP, radio, lecteur de flux RSS/mails…)
+ Les applications domotiques
+ Les accessoires nombreux
– Les pannes de serveur immobilisantes
– Les limites de la reconnaissance vocale
– Le haut-parleur inaudible
– L’absence de multitâche
– La voix du système impossible à changer
– L’indisponibilité prolongée de certains accessoires

HP TouchPad, la tablette mythique!



Petit résumé du « mythe » de la TouchPad…

Commercialisée en juillet 2011 au prix (à l’époque dans la moyenne pour une tablette tactile) de 399€ dans sa version 16 Go et 499€ dans sa version 32 Go, la HP TouchPad, sous l’OS maison de HP, webOS, né de l’acquisition de la société Palm par HP, avait du mal à trouver son public. A des prix quasi-similaires, les consommateurs préféraient acquérir une tablette avec un OS plus répandu, telles qu’une iPad (iOS) ou une tablette Android, entre autres en raison du nombre d’applications disponibles sur leur magasin virtuel, argument qui constitue souvent un point noir pour les nouveaux OS mobiles.

Il aurait certainement fallu attendre un bon bout de temps pour que webOS se fraye une place sur le marché des OS de tablettes, le temps que les développeurs daignent se lancer dans le développement d’applications intéressantes pour ce système. Mais pas plus d’un mois après la mise sur le marché de la tablette, soit en août 2011, le PDG d’HP de l’époque, Léo Apotheker, prend la décision d’abandonner le développement de webOS, et par extension, la maintenance de la tablette HP TouchPad.

Pour se débarasser des stocks, pourtant difficiles à écouler, HP décide de littéralement brader sa tablette, faisant fondre son prix à 99€ pour la version 16 Go, et 129€ pour la version 32 Go. Contrairement à toute attente, la tablette se forge rapidement une réputation de « très bonne affaire », au point que, partout dans le monde (où est commercialisée la tablette), les gens se ruent et s’entretuent pour mettre la main dessus! Les déçus arrivaient même à revendre la tablette à des particuliers jusqu’à deux fois son prix d’achat, du moins pendant les deux premières semaines de ce qu’on a appelé sur le web les « firesales ». A chaque fois qu’un magasin déclarait avoir un stock de TouchPad, des agents de sécurité et des files étaient organisées pour gérer l’affluence. A l’instar des Apple Store lors de la sortie d’un nouvel appareil, des personnes faisaient la queue devant les magasins plusieurs heures à l’avance, pour se garantir l’acquisition de la tablette (et n’y parvenaient pas toujours!).


Queue devant Surcouf pour l’achat de la TouchPad
Source de l’image

Pour ma part, après m’être battu becs et ongles pour acquérir cette tablette, j’ai eu la chance de réussir à mettre la main sur pas moins de 3 TouchPad, parfois sans le faire exprès: la première en acceptant une offre téléphonique de la Fnac, qui réservait à ses clients une TouchPad 32 Go à 135€ frais de port inclus, suite à l’annulation des commandes passées sur leur site le premier soir de la braderie. J’ai gagné la deuxième par tirage au sort sur Rue Du Commerce (que je remercie par l’occasion!). Enfin, j’ai acheté celle que j’ai fini par garder (offert la première et vendu la seconde) à l’occasion de l’ouverture du nouveau Auchan à Sarcelles, un véritable parcours du combattant qui a fait pas mal de bruit sur le net (et oui, c’était bien moi! 😉 ).

Belle bécane… en plastique!

Personnellement je l’ai trouvée design, la tablette de HP. Sa brillance, de dos comme de ventre, est un plaisir pour les yeux. En contrepartie, elle est très sensible aux traces de doigts. Ses composants en plastique ne donnent pas non-plus une impression de solidité (enfin, je n’ai pas testé…). Le design de son chargeur, cylindrique et à embout interchangeable pour s’en servir à l’étranger (plusieurs sont livrés, mais je ne saurais les reconnaître!) change de la concurrence. En revanche, il n’est pas facile de le brancher dans un endroit un peu étroit, comme derrière un meuble. C’est le câble USB de la TouchPad qui sert à la fois de chargeur et de branchement au PC (le chargeur a un port USB). J’ai apprécié l’attache en caoutchouc sur le câble USB qui permet de le ranger en accordéon. Si seulement les concurrents pouvaient s’en inspirer… 😉

La HP TouchPad est brillante de face et de dos

Toujours sur le plan hardware, si je salue la présence d’une caméra frontale (aux performances exécrables), je regrette l’absence de caméra dorsale, qui aurait sûrement été beaucoup plus utile, surtout vu le prix initial de la tablette. De plus, si le poids de la TouchPad reste à la limite du supportable seule, lui adjoindre une housse officielle HP la rend vraiment trop lourde pour une utilisation plus qu’occasionnelle! Pas facile de la trimbaler!

Bon point: les hauts-parleurs de la tablette offrent un son plus puissant que la Acer Iconia Tab et l’iPad 1. Autre bon point pour les accessoires utiles prévus par le fabricant comme un clavier bluetooth (assez bon marché) et surtout le TouchStone, un socle qui permet de recharger la tablette par induction, soit par simple contact avec le dos de la tablette (non testé, vendu séparément)! Pratique!


Accessoires officiels pour HP TouchPad
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WebOS, c’est là qu’est l’os…

C’est peut-être que pour avoir essayé pendant plusieurs mois iOS avec un iPad 1 et Android sur tablette, mon avis est un peu biaisé. Mais on peut aussi dire que je sais de quoi je parle, ça marche dans les deux sens. Et ce que je peux dire de webOS, pour l’avoir testé autant que les deux premiers, c’est que j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver avec un OS deux fois plus design et plus ergonomique que ses deux concurrents, mais totalement épuré de fonctionnalités!

Malgré son système de « cartes » très bien foutu (les applications ouvertes s’affichent sous forme de miniatures rectangulaires triées comme des cartes sur le bureau, qu’il est possible de fermer d’un seul glissement de doigt vers le haut de l’écran, projetant ainsi la carte hors du bureau), webOS manque très (trop?) cruellement d’applications sur son HP Store. Je n’ai pas réussi à trouver d’application assez stable et conviviale de lecture de flux RSS (j’ai du payer cher l’application NeedForFeeds qui fonctionne très mal!), ni de dessin à la main style « Paint », ni de consultation de mon compte bancaire, ni d’équivalent à Google Maps, ni d’application de géolocalisation et services à proximité, ni de player universel pour les vidéos exotiques, ni même de jeux dignes de ce nom, hormis Angry Birds (qui n’existe que dans une seule version sur webOS, heureusement gratuite!). J’ai fort heureusement réussi à trouver un navigateur un peu meilleur que le natif (Advanced Browser) à petit prix, une application de bureautique (SmartOffice) et un logiciel de transfert de fichiers du PC à la TouchPad en wifi (Wifi Media Sync) qui coûtent chacun la peau des fesses, et un client webRadio gratuit, mais au final, je reste vraiment sur ma faim!

Sur Internet, il est conseillé d’installer le store Preware, en mettant la tablette en mode développeur (l’équivalent du jailbreak et du store officieux Cydia sur iOS, par exemple). Ce store alternatif permet d’appliquer des patchs à sa tablette pour modifier son système (modifier le navigateur par défaut, overclocker le processeur, modifier la taille des cartes…etc.) et dispose de quelques applications de plus que le store officiel. Mais personnellement, je n’ai toujours pas trouvé mon bonheur, ce dernier étant presque aussi pauvre que son homologue officiel! Dommage…


Logo de Preware

Heureusement que les applications natives marchent bien (navigateur, client mail, Facebook), hormis le client Skype qui est assez problématique (les contacts en ligne apparaissent souvent hors ligne), ce qui en fait une tablette qui assure le minimum vital, sans plus! Au final, j’ai clairement le sentiment que cette tablette ne mérite pas plus que son prix de déstockage!

Petite bizarrerie: Dans la boîte de l’exemplaire que j’ai acheté chez Auchan Sarelles le 9 novembre dernier, il manquait l’embout européen du chargeur. Ma lettre de réclamation à Auchan étant restée sans réponse, j’ai donc dû acheter un second chargeur séparément à 25€ pour mettre la main dessus!

Sauvée par Android!

Fort heureusement, le sauveur de cette tablette s’appelle… Android. La team Cyanogen, connue pour le développement de ROMs Android pour de nombreux appareils, épurées de toute surcouche ou fonctionnalité installée par le fabricant, s’est lancée dans le développement d’Android sur la HP TouchPad. La première version sous Android Gingerbread, nommée CyanogenMod 7, et récemment sa mise à jour vers Ice Cream Sandwitch, nommée CyanogenMod 9, offrent des performances épatantes, malgré leur appellation « alpha » (version de test précédant la bêta, c’est-à-dire censée être très instable). Avec Android dessus, la TouchPad peut enfin prétendre à concurrencer les tablettes de Google et d’Apple.

La procédure d’installation d’Android sur TouchPad est heureusement assez facile (sous réserve de bien suivre les instructions), est parfaitement réversible, et ne désinstalle pas webOS: les deux systèmes sont installés en parallèle sur la tablette, et l’utilisateur est invité à choisir l’OS de son choix au démarrage de la tablette.

Les bugs que j’ai rencontrés avec Android CM9 sur TouchPad sont les suivants:
– Le wifi « décroche » assez souvent lorsque l’écran reste éteint un bon moment. Il faut alors désactiver puis réactiver le wifi pour qu’il se remette à trouver les réseaux.
– En utilisant une app de webRadio (TuneIn Radio), le son devient exécrable quand l’écran de la tablette s’éteint.

Malgré ces bugs, le seul véritable intérêt que je trouve à la TouchPad aujourd’hui, est le fait d’avoir une tablette Android à bon prix… si vous arrivez à mettre la main dessus, vu sa rareté et sa convoitise, plus dus au buzz de ses « firesales » et à la satisfaction d’avoir réussi à mettre la main dessus qu’à autre chose, de mon point de vue!

NDLR: Mon dernier test de la TouchPad sous webOS date un peu. Si une mise à jour s’impose, surtout au niveau des apps pour webOS, merci de m’en faire part. L’article sera modifié si je constate l’amélioration de webOS avec le temps.

Note: 3/5

Avantages
Inconvénients
+ Le nouveau prix
+ Le design
+ Les accessoires innovants comme le TouchStone
+ Les hauts-parleurs puissants
+ La possibilité d’installer Android
– Son extrême rareté due à son arrêt de fabrication
– Les matériaux plastiques
– Le poids
– Le prix prohibitif des applications payantes du HP Store
– La pauvreté lamentable de webOS

Siège de geek: Homedics SBM-500H



Source de l’image: Pixmania.com


Les geeks ont tendance à entourer leur vie de beaucoup de matériel informatique ou high tech, dont ils se servent au quotidien à côté de leur incontournable PC. On les croise souvent dans les lieux publics accompagnés de tablettes tactiles, smartphones, baladeurs MP3 ou consoles de jeux, pour ne pas être complètement dépaysés (déconnectés?). Dans leur chambre, trône sur leur bureau leur précieux et irremplaçable micro (ou « PC » pour les intimes, ça veut dire la même chose!), souvent agrémenté de nombreux périphériques plus ou moins utiles (ça peut aller des enceintes, du scanner et de l’imprimante aux kits claviers-souris gamers rétroéclairés et autres lance-missiles USB).

Mais s’il y a bien un objet qui compose le bureau du geek et qui ne soit pas informatisé ou high tech chez nombre d’entre eux (si ce n’est le bureau lui-même!), c’est cet objet pourtant indispensable qui se trouve derrière lui: le fauteuil! Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé de franchir le pas en équipant mon fauteuil du Homedics SBM-500H.



Source de l’image: NewHealthWeb.com

Pour ne rien vous cacher, je ne m’attendais pas à le garder longtemps après l’avoir testé: et pourtant, ce coussin masseur Homedics est très agréable et relaxant. Le coussin s’attache au fauteuil avec une bretelle qui fait le tour du dossier. Sa partie inférieure soulage les fesses des longues heures d’assise, et sa télécommande très ergonomique permet de piloter sans mal ses fonctions.



Le Homedics offre deux types de massages: Le shiatsu, qui consiste en un massage avec des boules qui longent de part et d’autre la colonne vertébrale en tournoyant, et le roller, qui consiste à faire passer un rouleau compresseur sur le dos. Si le premier se fait plus sentir que le second, le roller et quand même agréable en fin de séance. La partie supérieure du coussin ne fait que shiatsu, et sert à masser les épaules (ça fait mal!) ou la nuque.

Le coussin s’éteint tout seul au bout de 15 minutes de séance. Il est aussi possible de limiter le massage shiatsu ou roller à la moitié inférieure ou supérieure du dos, ou carrément de localiser le massage shiatsu à un niveau précis avec la télécommande. Cela est également possible avec la partie consacrée aux épaules. Une fonction permettant de chauffer les boules du massage shiatsu existe, mais dans la notice, son utilisation n’est pas recommandée plus de 3 minutes en cas de localisation du massage. Je n’ai personnellement pas perçu la différence avec cette fonction active, il s’agit donc pour moi d’une fonction qui fait plus de mal que de bien, et je ne m’en sers jamais de peur d’abîmer le coussin, dont il faut plus d’un massage relaxant pour oublier la facture salée!

Malgré la mauvaise réputation de ce genre d’accessoire en termes de fragilité, le Homedics a l’avantage d’être garanti 2 ans par le constructeur, ce qui est plutôt rassurant. Hormis la fonction chaleur que je qualifierais personnellement d’argument commercial, je reproche donc juste à ce coussin de ne pas être compatible avec les fauteuils dont le dossier est flexible vers l’arrière, comme celui de la photo ci-dessous: vous ne serrerez pas assez votre dos contre le coussin pour sentir le massage s’il se penche, et en casant le fauteuil contre un mur, celui-ci aura tendance à rouler vers l’avant lorsque vous appuierez votre dos sur le coussin, et vous vous sentirez obligé de faire un effort de retenue avec vos jambes, ce qui rend le massage nettement moins relaxant!



Source de l’image: Hellopro.fr

J’ai acheté ce coussin sur Amazon.fr vers mi-janvier au prix de 170€ environ. Mais son prix a été revu à la hausse depuis, et on le trouve plutôt dans les 190€ sur Internet actuellement. Malgré tout, je trouve franchement que c’est un investissement à ne pas regretter, et votre dos vous en remerciera, si vous le sollicitez autant qu’un geek assidu le ferait!

Note: 5/5

Avantages
Inconvénients
+ L’efficacité
+ La garantie constructeur de 2 ans
– Le prix un peu élevé
– La non compatibilité avec certains fauteuils