Enième enfumage de la RATP : la promesse non tenue du dédommagement Navigo

J’ai souvent pesté sur mon blog et dans mon quotidien contre l’incompétence profonde de la société aux couleurs pistache de transports en commun parisiens ; et pour cause, l’entreprise s’est toujours moquée du confort et des réclamations de ses clients, en tout cas des miennes (un exemple ici).

Dernier exemple en date ? Après la promesse de Valérie Pecresse, Présidente du Conseil Régional d’Ile-De-France, de rembourser aux parigos leur abonnement Navigo de décembre 2018 à cause des impacts majeurs de la grève, la RATP a mis en place un site Internet, https://www.mondedommagementnavigo.com/, dédié à cette demande.

Après des débuts difficiles, essentiellement dûs à une ruée de demandes, le site accueille désormais plus d’un million de requêtes.

Ayant souscrit un abonnement mensuel en décembre 2018, je tente ma chance. Sans surprise, le verdict est sans appel :

Or, sur le site web, il est précisément stipulé :

Emparé de frustration, je décide de gratifier le support du site d’un petit mail. Avec une réponse immédiate :

 

"Nous vous informons que conformément à ce qui est indiqué dans la Foire aux questions (FAQ) accessible sur le site www.mondedommagementnavigo.com, cette adresse mail n’est pas active actuellement, votre message ne sera donc pas traité."

Ce que le mail aurait dû dire ? 

« Nous vous informons que conformément à ce qui est indiqué dans la Foire aux questions (FAQ) accessible sur le site www.mondedommagementnavigo.com, votre demande sera donc traitée à compter du 27 février 2020. Si votre demande est urgente, nous vous invitons à contacter le numéro dédié suivant, muni de votre numéro de pass, et du justificatif de paiement : 01 xx xx xx xx.« 

Alertées par moi, ainsi que par d’autres twittos, Valérie Pécresse et la RATP, elles, font la sourde oreille sur leurs comptes Twitter.

De quoi accuse-je la RATP ? Il ne s’agit évidemment que d’une interprétation personnelle, mais j’ai de fort soupçons que la RATP a volontairement et crapuleusement mis en ligne un système défaillant, avec un support en décalé, pour semer le parcours d’embûches aux réclamants, et optimiser les chances d’abandon et d’oubli de la part de ceux-ci.

A l’image de nos politiques, manque de transparence, d’honnêteté, et de simplicité sont hélas les tristes rituels de mise. Pauvre France…

La pratique douteuse de TripAdvisor de dépublier des avis négatifs

Non, il ne s’agit pas là d’un simple titre accrocheur. Je l’ai observé depuis plusieurs mois déjà : TripAdvisor dépublie bel et bien de son site mes avis négatifs…

Ce matin-même, j’ai laissé un avis particulièrement incisif à l’adresse d’un hôtel à Singapour dont j’ai été particulièrement déçu, l’hôtel Boss.

Voici ce que j’y écrivais :

Celui-ci fût publié brièvement sur la page-même de l’hôtel… avant de disparaître mystérieusement de la liste des commentaires les plus récents sur ce dernier quelques heures plus tard.

Ce n’est pas très appréciable de s’amuser à rédiger un long et large commentaire pour le voir disparaître d’une liste de nombreux reviews qui font vraiment pâle-figure à côté ; en effet, vous constaterez que bon nombre d’avis positifs sur TripAdvisor sont postés par des membres n’ayant posté qu’une seule ou deux contributions, ce qui pue le fake…

Le pire dans cette histoire, c’est que c’est loin d’être la première fois que cette mésaventure m’arrive : en février, j’avais visité un complexe sur une cote malaisienne, qui m’avait déplu également. J’avais rédigé un avis détaillé long comme le bras en disant qu’il était médiocre :

Sauf que… lorsqu’on regarde la page du complexe en question, mon commentaire ne s’y trouve pas…

Autre exemple : toujours en Février, j’ai visité un hôtel sur une île malaisienne, qui a été pour moi un véritable cauchemar :

Pareil, il a été dépublié sur la page de cet hôtel :

Alors, à un moment donné, je me suis peut-être dit que c’est lié à la langue ; en effet, si je consulte mon compte TripAdvisor depuis la Malaisie, le site se configure en anglais / monnaie malaisienne. Peut-être donc que TripAdvisor cache les commentaires en français…

Sauf que… lorsque j’étais encore en France, en novembre 2018, j’étais resté quelques nuits à l’hôtel Atlantys de Saint-Herblain

J’en ai rédigé sur TripAdvisor un avis assez mitigé, malgré les excellentes nuits que j’y ai passées, car j’y avais subi une très sévère intoxication alimentaire à cause d’un jus d’orange !

J’ai publié un premier avis en décrivant cela sur le site, qui a cette fois-ci… à la fois disparu de la page et de mon compte !? Croyant à une mauvaise manip’, j’ai re-rédigé cet avis une seconde fois, en reformulant différemment… quelques heures plus tard, même résultat ! Dommage que je n’aie pas conservé le texte…

Dans le doute, j’ai utilisé un VPN pour me connecter à la version française du site, voir si je peux retrouver mes commentaires… et à ma grande surprise, je les ai retrouvés !

Cependant, j’ai essayé l’inverse : retrouver mes bons commentaires français dans la version anglaise : et là, effectivement, ils sont bien cachés, du moins pour les hôtels !

En revanche, d’autres commentaires en français, eux, sont bien affichés, et en plus, je n’ai aucun problème en ce qui concerne mes feedbacks sur les restaurants :

Bref, tout ça demeure très louche… une explication ne serait pas de trop.

Moralité de l’histoire : si vous voulez garantir que vos avis soient consultés par le plus grand nombre, rédigez-les en anglais !

Méfiez-vous également des commentaires élogieux publiés par des comptes à 1 seule ou 2 contributions.

Quant à mon histoire d’intoxication à l’hôtel Atlantys, je m’en vais de ce pas demander des explications à TripAdvisor ! A suivre…

Cet article est paru en premier sur Chartouni.fr

 

Dropbox, OneDrive, hubiC et consorts – Quel service de stockage dans le cloud choisir ?

Mise à jour du 6 mai 2018

Il ne m’aura fallu que quelques jours de test pour m’apercevoir que pCloud n’est pas aussi rose qu’il n’en avait l’air.
Les problèmes techniques avec Windows sont assez nombreux ; lorsqu’on transfert beaucoup de données, il arrive que le PC freeze régulièrement par moments.
Le rafraîchissement des vignettes dans un dossier plein de photos sur le pCloud Drive, lui, est d’une lenteur extrême et occasionne également le problème ci-dessus.
Enfin, il arrive régulièrement que les débits se ralentissent comme pas possible, et que l’application « oublie » mes identifiants car « ma session a expiré ». Il faut donc se reloguer tous les quelques temps. Cela m’a tellement irrité, que je qualifierais désormais le gagnant de ce podium comme étant finalement Dropbox.

Ils s’appellent Dropbox, OneDrive, Amazon S3, hubiC, iCloud… ils sont tellement légion qu’on s’y perd. Qui sont-ils ? Les services de stockage de données en ligne.

Ils offrent tous une offre similaire : un espace de stockage sur un serveur à distance pour héberger vos données, un logiciel Windows pour synchroniser tout ce que vous mettez dans un certain dossier dédié à ce service avec le serveur automatiquement, ainsi qu’une appli mobile iOS et Android pour pouvoir, d’une part, accéder à ses données depuis ledit appareil, et d’autre part, pour synchroniser automatiquement sur le serveur vos fichiers multimédia pris avec le téléphone ou envoyés par un tiers.

Si l’informatique n’est pas de votre époque, vous vous demandez sûrement quelle est la plus value de ces services. En ce qui me concerne, cela peut m’être bien utile en cas de cambriolage, ou si je me fais voler mon téléphone. Dans une telle situation, je peux au moins accéder à mes données en ligne et les récupérer (veillez à modifier rapidement votre mot de passe, si vous vous retrouvez dans cette situation, afin d’éviter que la synchronisation ne détruise vos fichiers, si le voleur/cambrioleur se résout à supprimer manuellement vos fichiers de l’appareil initial).

Maintenant se pose la question duquel de ces services choisir. Pour moi, le choix se fera sur 3 plans : la stabilité logicielle et les débits, l’ergonomie, et… le prix.

Autre point qui compte pour moi : le choix du pays où sont stockées vos données. En effet, j’aurais beaucoup plus tendance à privilégier les services qui hébergent vos fichiers en dehors des États-Unis. Et pour cause : le Patriot Act permet au gouvernement américain de mettre la main sur vos données, sans aucune autorisation de votre part. Pas folichon.

Bref, ce n’est pas non-plus indispensable de faire ce choix, même si vous avez des choses à cacher : en effet, les États-Unis ont malgré tout une influence assez forte pour obliger, en théorie, n’importe quel hébergeur, où qu’il se situe dans le monde, à lui fournir lesdites données si réclamées. D’autre part, les dernières nouvelles font état du fait que le Patriot Act s’appliquerait aux données du monde entier. Pour résumer, tant que vous n’avez rien à cacher, tout va bien, mais sachez que c’est toujours les américains qui gagnent. 🙂

En tout cas, à travers les âges, ces services, j’en ai essayé un paquet.

Il y en a certains que je ne décrirai que très synthétiquement, car cela fait longtemps que je ne les ai pas testés. Et à vérifier s’ils n’ont pas évolué depuis.

Mes besoins:
– Quelques centaines de gigas de stockage (idéalement autour de 500 Go), pour héberger mes données les plus importantes.
– Un client mobile stable et rapide
– Un prix situé à maximum 50€/an, voire moins si possible
– Un truc hyper ergonomique
– Données hébergées en dehors des USA

1er – pCloud

Mise à jour du 29 avril 2018

Contrairement à ce que j’ai écrit, pCloud possède bel et bien un fonctionnement « à la Dropbox » : il s’agit de l’option « Synced Folders » qui se trouve dans l’onglet « Sync » des options.
Il permet de synchroniser un dossier local en choisissant le dossier de réception sur le serveur. Encore mieux que Dropbox. Encore un point en faveur de pCloud.

 

Dernier né des services de stockage en ligne, cet hébergeur suisse est le petit dernier qui monte, monte.

Créé en 2013, ce service offre un excellent équilibre entre ergonomie, stabilité et prix.

Contrairement à ses principaux concurrents, pCloud n’héberge pas sur le PC local les fichiers à synchroniser avec le serveur. Ceux-ci sont en effet déportés complètement sur le serveur, ce qui permet d’économiser de l’espace disque en local.

En contrepartie, si des fichiers sont effacés, ils sont stockés pendant quelques jours dans un dossier Poubelle sur le serveur. De quoi laisser le temps de les récupérer en cas d’erreur. Ingénieux.

Pour autant, certains voudront malgré tout, pour diverses raisons, conserver une copie des fichiers en local. Malheureusement, à l’heure actuelle, pCloud ne permet pas de basculer sur ce système plus classique. Pour ma part, ce fonctionnement me plaît, mais je comprends qu’il puisse ne pas plaîre à tout le monde.

L’appli Android fonctionne à merveille pour la synchronisation des fichiers multimédias, est réactive, stable, et offre de bons débits de transfert.

Les prix sont quasi identiques à la concurrence en termes de prix, à l’exception de hubiC : comptez un peu moins de 50€/an pour un stockage de 500 Go, là où Dropbox ne propose que le plan double au minimum (100€/an pour 1 To).

Pour ceux qui n’ont que faire d’1 To, ce genre de plan est plus adapté. Ce n’est pas forcément bon marché, mais le rapport qualité/prix reste imbattable. Les 10 Go gratuits (extensibles à 20 Go si on suit un certain nombre de recommendations), sont peu être confortables pour la majorité, mais un peu insuffisants de mon point de vue.

A savoir qu’à la différence de ses concurrents, pCloud propose un plan à vie pour 175€ pour 500 Go et 350€ pour 2 To, ce qui peut s’avérer rapidement rentable, pour qui a de la visibilité à long terme sur la pérennité de cette entreprise.

Pour finir, l’entreprise propose un dossier Crypto, avec chiffrage des données, en option payante.

2nd – Dropbox

Dropbox a longtemps été une référence en matière de stockage cloud, notamment autour des années 2012 à 2015, et avant que les offres concurrentes ne fleurissent.

Le véritable avantage de Dropbox demeure dans la stabilité inégalée de ses clients PC et mobile, ou la synchronisation se fait sans accrocs, avec des débits imbattables.
De plus, Dropbox s’intègre parfaitement à l’Explorateur de Windows, ce qui en fait un atout majeur.

Le seul bât qui blesse chez Dropbox, c’est son menu commercial : le plus petit plan payant de Dropbox se situe à 100€/an pour 1 To. Un plan médian à 50€/an pour 500 Go n’aurait pas été superflu pour ceux qui n’ont pas besoin de 1000 Go, tandis que les 5 Go de la version gratuite sont carrément pingres.

3e – hubiC

L’offre de l’hébergeur français OVH a au moins un point clair : ses fichiers sont hébergés sur ses data centers en France. Pour qui est allergique aux griffes de la NSA américaine, c’est un point qui peut pencher en sa faveur.

Pour avoir utilisé hubiC pendant plus d’un an, j’ai surtout constaté des problèmes de lenteur de débits et d’instabilités des clients PC et mobile ; la synchronisation mobile ne se fait pas toujours, tandis que sur PC, les messages d’indisponibilité du service sont assez fréquents.

En revanche, hubiC offre des plans tarifaires imbattables : 10€/an pour 100 Go, et… 10 To pour 50€/an ! Carrément !
Ce qui est regrettable, c’est que tous les plans intermédiaires ont disparu… dommage, pour qui n’a pas besoin de tant d’espace et souhaite juste étendre de peu ses 100 Go pour quelques euros de plus.

J’aurais volontiers gardé hubiC, si ses débits étaient plus rapides (essentiel pour stocker 10 To !), son interface web moins austère, et son client mobile un peu plus réactif.

4e – MEGA

L’hébergeur néo-zélandais fondé par Kim Dotcom après les déboires de Megaupload avec la justice américaine est en perte de vitesse : des débits très insatisfaisants, et une interface web un peu trop usine à gaz gâchent le plaisir d’utilisation de cet hébergeur.

Bon point : grand rebelle contre la mainmise américaine du web, Kim Dotcom promet que MEGA n’a pas ses serveur hébergés aux USA. C’est tout ce qu’on en sait…
De plus, MEGA garantit que toutes les données stockées chez lui sont chiffrées. De quoi donner – en théorie – du fil à retordre aux autorités qui chercheraient à les acquérir.

Quant aux prix, ils sont loin d’être compétitifs : comptez 60€/an pour 200 Go minimum, et 120€/an pour 1 To. Autant aller voir ailleurs…

Les hors classement – iCloud, Google Drive et OneDrive

Je ne me suis pas beaucoup attardé sur ces 3 hébergeurs, du fait qu’ils hébergent clairement leurs données aux USA.

Mais surtout, parce qu’ils répondent peu aux besoins que j’ai évoqués en début d’article : iCloud est incompréhensible ; lorsqu’on installe le client sur le PC hôte, on n’a pas accès à un dossier pour synchroniser ses données. Malgré des recherches sur le web, je n’ai pas réussi à comprendre pourquoi…

iCloud sert surtout à synchroniser des données multimédia et d’applications iOS entre les différentes machines utilisant le système mobile d’Apple.
En revanche, tout ce qui sort de ce cadre est beaucoup plus compliqué à synchroniser avec (voire impossible) ?

Google Drive, quant à lui, a des plans tarifaires qui ne me conviennent pas : 24€/mois pour 100 Go (capacité trop faible) et 120€/mois pour 1 To (surdimensionné pour moi). Un plan intermédiaire aurait été fort appréciable.

Quant à OneDrive, je me rappelle surtout que c’est le champion des instabilités logicielles, autant sur PC que sur mobile. Débits lents, synchronisations aléatoires et client mobile lourdingue… du Microsoft en beauté !

Si je teste d’autres services, je viendrai les ajouter à cet article. Pour le moment, celui que j’ai retenu est pCloud. Je pense, s’il me satisfait, investir dans un des plans à vie proposés, sauf si un concurrent lance une offre plus intéressante.

Et vous, lequel de ces services utilisez-vous ? En avez-vous un à recommander ?

Cet article est paru en premier sur le blog Chartouni.fr