15 bonnes raisons d’éradiquer le vélo (et les trottinettes) en ville

C’est un phénomène qui n’aura échappé à personne qui consulte à peu près les médias français ; l’écologie remplit les pages d’actualité. Emmanuel Macron en a d’ailleurs fait le fer de lance de son programme pour les élections européennes, et les partis adverses ont été nombreux à le suivre.

Parmi les nombreux sujets annexes évoqués, en parallèle, les parisiens (dont je fais partie) ne peuvent s’empêcher de constater avec impuissance la démocratisation effrénée des vélos (et accessoirement des trottinettes électriques) dans notre quotidien urbain.

Notez que cet article se concentre avant tout sur le vélo, les trottinettes n’ayant pas été suffisamment développées au moment où j’avais commencé cet article. Mais il est parfaitement adapté pour pointer du doigt les trottinettes aussi – électriques ou pas, d’ailleurs.

Inutile de démontrer à un parisien (non cycliste, histoire de rester un minimum objectif) à quel point les cyclistes se croient tout permis dans nos villes ; outre le classique non respect du fait de devoir rouler le plus à droite possible, les cyclistes ne manquent jamais de toupet pour se retrouver à rouler en perpendiculaire d’un rond point, à griller des feux rouges, ou surtout, à dépasser à loisir les automobilistes par la droite (ce qui, je le rappelle, est formellement interdit par le code de la route français).

Malgré cela, au lieu de mettre un terme à ce bazar monstre, la mairie de Paris a encouragé le fleurissement du marché juteux des vélos publiques ; hormis le classique Vélib’, qui permet de louer un vélo sur abonnement en le retirant et le redéposant à une borne dédiée, de nombreux concurrents au business model légèrement différent comme Gobee, Ofo ou Mobike permettent désormais de retrouver un vélo n’importe où l’utilisateur précédent l’a abandonné, et l’emprunter, de la même manière, sur la base d’un abonnement, qui permet de déverrouiller le vélo électroniquement pour l’utiliser.

Fort heureusement, rapidement, ces acteurs ont été plusieurs à avoir manifesté leur intention de se retirer du marché parisien (source : BFM TV). 

Une mesure salutaire, mais hélas insuffisante pour faire disparaître définitivement le vélo de nos villes, notamment Paris dans mon exemple.

En ce qui concerne les trottinettes électriques, elles n’arrêtent plus de défrayer la chronique, en particulier à cause de la multiplication des accidents qu’elles engendrent. Tout récemment, un père de famille dont la femme et l’enfant ont été bousculés par une trottinette électrique a décidé de porter plainte contre la ville de Paris (source : L’Obs) pour y faire interdire ces engins. Dommage que ce genre de plainte ne se multiplie pas de manière assez rapide, car cet accident est loin d’être un cas isolé.

Bref, moi-même excédé par les incivilités qui se multiplient à l’initiative de cette catégorie d’usagers, j’ai décidé de ressortir mon drapeau de fervent défenseur du tout-voiture (histoire de planter le décor !) et, au gré de mes discussions avec mes souteneurs et détracteurs, de vous compiler le top 15 des (nombreuses) raisons pour lesquelles j’estime aujourd’hui que nous devons éradiquer le vélo (et accessoirement les trottinettes) de nos villes.

Bien évidemment, n’ayant pas visité toutes les villes du monde, je base mon argumentation avant tout sur Paris, puisque c’est ma ville de résidence. Mais j’évoque ça et là brièvement d’autres villes dans cet argumentaire.

Sans plus attendre, voici donc les 15 meilleures raisons pour lesquelles le vélo (et accessoirement les trottinettes) doivent être éradiqués de nos villes.

1 – C’est trop lent

Un vélo, ça file grand max à 20 Km/h. Une vitesse à la fois trop rapide pour côtoyer des piétons sur un trottoir, mais surtout beaucoup trop lente pour une chaussée de véhicules motorisés.

Inutile de démontrer à quel point la présence des vélos sur les chaussées parisiennes contribuent à la congestion du trafic routier, en ralentissant de longues files de voitures qui n’ont pas suffisamment d’espace pour les doubler en sécurité.

Par pitié, à moins que vous ne soyez taillé ou équipé pour pédaler à 50 Km/h, pour ce simple motif, faites preuve d’un peu de compassion, rangez votre vélo au placard.

2 – Ce n’est pas pratique

Avec un vélo, impossible de se trimbaler de grosses courses ou bagages, voire même des passagers (oubliez ce vélo à plusieurs selles, qui n’est autre qu’une aberration mentale et un danger éminent).

De surcroît, un vélo reste compliqué à stationner ; risques de vol, inesthétique physique et gène spatiale des vélos attachés aux grilles et autres réverbères sur les trottoirs font partie des désagréments subis.

Certes, pas au même point que les voitures me diront les défenseurs du vélo, mais dans une ville, la bonne voie reste de démultiplier les places de parking.

Par ailleurs, un vélo ne permet pas de faire de longues distances ; oubliez les trajets d’aéroports ou rentrer chez vous à plusieurs dizaines de kilomètres hors de Paris sur voie rapide. Probablement la raison pour laquelle on ne trouve pas de vélos-taxis sur des trajets sortant de la ville actuellement…

3 – C’est très mal légiféré

En 2019, les villes cosmopolites (comme Paris notamment) ne sont pas prévues pour accueillir des vélos. Elles sont prévues pour accueillir des voitures.

Aujourd’hui, la législation française impose aux vélos de rouler sur les chaussées à véhicules motorisés. Une hérésie compte-tenu de l’écart de vitesse entre un véhicule motorisé et un vélo.

Il aurait été indéniablement plus adapté d’obliger les vélos à rouler sur les trottoirs ; en effet, observer des accidents entre piéton et cycliste reste tout de même beaucoup moins grave qu’observer des accidents entre automobiliste et cycliste, où les risques de séquelles graves ou de décès sont beaucoup plus élevés.

Hélas, comme en France nous avons – comme pour beaucoup d’autres domaines – une loi qui marche sur la tête, contentez-vous de faire usage de votre bon sens et laisser votre vélo bien au chaud, jusqu’à ce que la loi évolue favorablement.

Quant aux trottinettes électriques, inutile de vous répéter que l’absence de loi provoque une recrudescence hallucinante des accidents ; tous les médias le disent.

Les plus mauvaises langues diront certes que cela est dû à notre culture d’indisciplinés et non à l’absence de loi, mais le remède à cette mentalité exécrable que nous avons reste quand même la présence d’une loi sévèrement punitive… qui pour le coup n’existe pas.

4 – C’est désuet

Le vélo a été inventé en 1817 par le Baron allemand Karl Von Drais et n’a réellement été démocratisé qu’en 1869 (source : Enviesdevelo.com).

C’est cette même année que Louis-Guillaume Perreaux commence à travailler sur la moto (source : Blog Univ-Angers), jusqu’en 1885, et en 1902, on invente le scooter (souce Wikipedia).

Tout ça pour répondre à un besoin croissant de vitesse. La voiture, quant à elle, permet de combler le besoin d’espace, de passagers et du transport de bagages.

Tant d’inventions qui ont ringardisé le vélo, qui a tout de même conservé sa place dans le monde grâce à une poignée d’aficionados qui y voient un moyen écologique et récréatif de se déplacer.

Sauf que les villes, de plus en plus lourdement motorisées (on a maintenant des bus et des camions), ne sont plus ce qu’elles étaient à l’époque et ne sont donc plus adaptées aux vélos, car ces nombreux « poids lourds » ne peuvent côtoyer les cyclistes, par manque de visibilité sur ces derniers, par exemple.

En ce qui concerne les trottinettes électriques, certes, elles répondent au besoin de vitesse puisqu’elles sont motorisées, mais elles sont trop dangereuses ; je ne vois pas comment rouler à 50 Km/h à cloche-pied puisse séduire quiconque n’a pas d’intention suicidaire. Surtout à Paris…

5 – Ca gène

Les vélos publics sont abandonnés partout, sur les trottoirs, sur les chaussées, devant les entrées de garage ou d’immeuble… parfois avec une pièce en moins.

Outre la gène spatiale et inesthétique, les services municipaux voient les vélos vandalisés comme un déchet et les enlèvent pour les détruire (source : Le Figaro).

Bref, à Paris, sur les espaces piétons, on a de moins en moins de place. Ce qui suffit à dire de moins en moins de place pour tout ce qui est superflu et peu utile. Oust !

6 – Ca créée de l’indiscipline et des incivilités

Ni piétons, ni automobilistes, les cyclistes sont une nouvelle catégorie d’indisciplinés à part. Tout en étant les pires…

Un cycliste à Paris, c’est un type qui se croit le propriétaire d’E.T. : il pense qu’il peut traverser Paris à vol d’oiseau, en faisant fi de son entourage, et ce… à ras le sol.

Plus sérieusement, selon les témoignages entendus dans mon entourage et dans les médias, les cyclistes sont de loin les usagers de la ville les plus haïs et les plus capricieux.

D’un côté, plus fragiles que les voitures, la loi leur donne le plus souvent raison en cas d’accident, ce qui leur donne suffisamment le melon pour se croire supérieurs, prioritaires et immunisés contre les sanctions.

De l’autre, ils n’hésitent pas à engueuler les piétons qui traversent les rares pistes cyclables sans regarder à gauche et à droite ou qui circulent dessus, tout simplement par inadvertance ; la culture de la piste cyclable est mal implantée dans nos têtes de piétons.

Et c’est bien normal, puisque dans notre conscience, on sait pertinemment qu’elles n’ont rien à faire ici, si ce n’est satisfaire une minorité de rigolos, qui refusent d’emprunter les nombreux et coûteux autres moyens de transports mis à leur disposition…

7 – Ce n’est adapté qu’à une catégorie réduite d’utilisateurs

Il n’y a pas de secret : pour faire du vélo, il faut être en bonne condition physique. Ce n’est donc pas un moyen de « transport » adapté au commun des mortels.

Pire encore : ça met de côté un très grand nombre de types de personnes (gros, personnes à insuffisance physique, personnes à problèmes de santé, personnes fragiles, personnes âgées, enfants en bas âge, personnes en tenue délicate (robe, voile…), personnes chargées…etc.).

Bref, par essence, c’est un donc un moyen de déplacement extrêmement discriminatoire, et donc peu adapté à notre époque qui contient tout ces différents types de personnes.

8 – C’est inconfortable

On se tape la flotte, le froid ou le chaud, on est à l’air libre sur une selle des plus inconfortables. Et pour couronner le tout, on ne peut pas diriger un vélo et tenir un parapluie en même temps…

Bref, rien ne vaut le confort moelleux de son siège auto et son air conditionné ou son chauffage en période d’intempéries, de froid ou de forte chaleur (ce qui correspond à peu près à 90 % du temps à Paris).

9 – C’est inadapté à l’image urbaine que reflètent les villes

Une ville, c’est avant tout un lieu pour le travail ; condensé, pieuvre de convergence des mouvements de population les matins et soirs de semaine notamment, une ville est avant tout un lieu sur-bétonné qui contient plein d’entreprises et où les gens viennent bosser.

Le soir, les gens regagnent leur havre de paix, dans la périphérie proche ou moins proche de ces villes, suivant le budget de chacun. Et pour cause ; si on est capable de négliger les problèmes de pollution et de bruit en période de travail, lorsqu’il s’agit du repos, on prend plaisir à regagner l’extérieur des villes pour pouvoir respirer et rester au calme. Rien de plus normal.

Dans la configuration décrite ci-dessus, vous comprendrez aisément que les gens ne vont pas s’amuser à entrer et sortir des villes et se taper des dizaines de kilomètres à vélo. C’est la raison pour laquelle on a tellement de voitures qui entrent et sortent des villes en heures de pointe, et qu’il y en a tellement dans les villes.

Les villes étant avant tout un lieu de travail, il est parfaitement normal d’y trouver des voitures sur-empilées, de jour, en semaine.

En dehors des horaires de travail, si elles en regorgent encore, c’est avant tout parce qu’un bon nombre de personnes peut se permettre de vivre en ville, pour des raisons de confort de proximité avec le travail.

Mais le sacrifice que ces personnes doivent accepter, c’est de vivre… avec la pollution et le bruit permanents ; on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Et pour ceux qui s’en plaindraient, le territoire extra-urbain est très très vaste pour se faire un choix de nouvelle résidence.

10 – C’est inadapté à l’image d’un professionnel

On ne demande que deux choses de base à un professionnel : c’est avant tout de porter un costume-cravate ou un uniforme de travail spécifique à son métier (une tenue lourde à supporter), et d’être propre sur lui.

Tout le contraire d’un type en costume qui a passé sa matinée à pédaler, qui arrive au bureau dégoulinant de sueur, ébouriffé par le vent ou sali par la pluie ou la grêle.

Et non, ne me demandez pas de gober qu’il faille démocratiser la douche au bureau ! Et puis quoi encore !

11 – Ça reflète une image de ridicule

Dans la continuité de l’argument précédent, inutile de dire ce qu’un businessman américain ou émirati (deux grandes puissances économiques), en visite à Paris, penserait de l’image que reflète un type en train de faire du vélo en costard… ni plus ni moins que celle d’un clown à monocycle. Manque plus que les boules à jongler.

12 – C’est dangereux pour l’utilisateur… et pour les autres

Un vélo, c’est avant tout fragile. D’un côté, si un vélo percute un piéton, cela peut avoir des conséquences dramatiques.

D’un autre, un vélo percuté par une voiture, c’est encore plus dangereux. Bref, le vélo fait partie d’une catégorie de « véhicule » intermédiaire, qui n’est ni adapté aux trottoirs, ni encore moins aux chaussées. D’où l’argument suivant…

13 – La très grande majorité des villes ne sont pas adaptées (et n’ont aucune raison de l’être)

Le manque de pistes cyclables est souvent montré du doigt. Mais on n’a pas de place pour tout ; la priorité reste de faire de la place aux moyens de transports urbains et adaptés au plus grand nombre de gens (voir arguments 4 et 7).

Bref, à Paris, il nous faut déjà beaucoup plus de routes et de trottoirs. Les pistes cyclables, c’est s’il reste de la place. Mais quand bien même on les mettrait en place, les gens ne vont pas forcément faire attention à leur présence (voir arguments 6 et 14).

14 – Nous n’avons pas la culture (et il n’y a aucune raison que nous l’adoptions)

Alors oui, vous allez me dire comme d’habitude « Regarde Amsterdam » ou « Regarde Stockholm »

Certes, ces deux villes ont réussi à démocratiser le vélo. MAIS ! Ils ont une culture différente de la nôtre : les scandinaves et néerlandais sont des gens polis, qui respectent autrui, et qui sont moins agressifs et nerveux.

Ils arrivent à vivre en meilleure harmonie que dans d’autres pays dont la France… pour deux raisons selon moi : nous jouissons d’une autorité trop tolérante, faisant de nous des gens en sur-confiance, et se croyant tout permis. La seconde raison est l’argument 15.

15 – Nous sommes trop nombreux

Outre la justification par l’argument précédent, de mon point de vue, la raison principale pour laquelle notre peuple parisien est agressif, c’est avant tout parce que nous sommes trop nombreux à Paris. Beaucoup trop nombreux.

Et contrairement aux villes scandinaves et néerlandaises, en France, aucun effort n’est fait sur nos villes par nos gouvernants pour adapter l’infrastructure des villes au nombre exponentiellement croissant et incontrôlable de notre démographie.

Bref, ce que j’essaie de dire, c’est que comparé à Stockholm et Amsterdam, Paris est prévue pour accueillir beaucoup moins de monde qu’elle n’en accueille aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas de ces deux autres villes.

De surcroît, je démonte l’argument de ceux qui disent « c’est tellement plus agréable de prendre son vélo que le métro » en répondant « Imaginez que tous les emprunteurs des transports en commun prennent tous leur vélo ». Sur la base de tous les arguments précédents, vous voyez un peu le bordel ? 

Mais alors, à quoi sert un vélo ?

Un vélo (contraction courante de « vélocipède ») est moyen de transport qui a été démocratisé vers la fin du XIX siècle. 

A l’époque, il n’y avait pas encore de voiture, ni de bus, ni de scooter, ni de moto…etc. C’était donc, à l’époque, le moyen de transport le plus rapide, et le plus pratique. 

Toujours à l’époque, la population n’était pas encore assez dense pour ressentir le manque d’espace, accentué par la présence de ces engins.

En 2019, remplacé d’abord par les motos, les scooters et les voitures, le vélo est clairement un moyen de transport désuet en 2019.

Cependant, il continue d’être fabriqué dans la catégorie des jouets et des équipements sportifs, et à ce titre, reste donc réservé à un usage exclusivement récréatif ou compétitif, dans un milieu rural ou dans des espaces dédiés et suffisamment spacieux pour privilégier leur usage (chemins verts, plaines, parcs, bois, stades de compétition spécialisés, voire, si je me montre suffisamment clément, routes de campagnes très peu fréquentées…).

Vous voyez donc que je ne suis pas un anti-vélo radicaliste, mais un simple citoyen concerné qui veut éduquer les gens sur la voie de juste utilisation de cet appareil.

Et l’écologie dans tout ça ? 

Alors là, j’entends le tonnerre gronder au loin. Je sens arriver les nombreux détracteurs de la pollution, militants écologistes, et autres quidams adeptes du « vert » me dire « mais si on continuait vers le tout-voiture, on ne pourrait plus respirer. Vive le vélo. ».

Outre le fait que la réponse est déjà dans l’argumentaire ci-dessus, ceux qui me connaissent savent à quel point ce mot d' »écologie » me donne de l’urticaire.

Et pour cause : aussi fataliste que je puisse paraître, je pense qu’il est inévitable d’épuiser les ressources de notre planète et même si tout ce que nous pouvons faire pour l’écologie aujourd’hui reste à saluer, ces efforts demeurent marginaux par rapport au traitement du problème à la racine.

Mon point de vue, c’est que le seul moyen de réellement faire de l’écologie, c’est très simplement d’obliger à l’échelle mondiale tout couple de ne faire au plus qu’un seul enfant, ce qui contribuerait, lentement mais sûrement, à la décroissance de la population mondiale. Rien à voir avec le vélo donc, mais ça, ça fera l’objet d’un prochain article.

Quant à la pollution des villes, comme plus ou moins expliqué dans l’argument 9, les villes sont faites et prévues pour être des lieux pollués, car ce sont avant tout des lieux de travail, des lieux de passage provisoire, qu’il faut fuir pour résider, se reposer et respirer de l’air frais. Et ça, c’est notre époque, et on n’y peut rien (voire, on n’y « doit » rien).

Et encore : nous ne sommes pas les pires pollueurs des villes ; allez voir aux Etats-Unis et en Chine, deux pays qui polluent beaucoup plus que nous français (d’ailleurs, si je prenais ces deux pays comme référentiel, la pollution n’existerait pas en France).

Et ils ont compris tellement plus de choses que nous sur ce modèle que je défends et sur l’urbanisation de leurs villes, que niveau économique, ils nous ont bien devancés.

Bref, je suis ouvert à vos contre-arguments, mais rappelez-vous de mon dicton fétiche : 

« Lorsqu’on débat de vos idées, c’est qu’on veut vous faire reconnaître que vous n’avez manifestement pas raison. Lorsqu’on vous manque de respect, c’est qu’on est manifestement dans l’amertume de reconnaître que vous avez raison. »

Cet article est paru en premier sur Chartouni.fr

 

La RATP : cette entreprise qui se fiche de ses clients (et qui doit tout bonnement cesser d’exister)

 

 

S’il existe une entreprise en France qui traite ses clients comme des sacs poubelles sans aucune once de scrupule, c’est bien la RATP.

La société de transports parisiens cumule en effet les nombreux désagréments : infrastructures inadaptées à la densité de la population, équipements vieillissants et tombant très régulièrement en panne, manque d’investissements, manque de confort, manque d’air conditionné, insalubrité, maintenance insuffisante, prix des billets qui flambent, associés à une absence de répression efficace des fraudeurs, procédures de gestion des « voyageurs malades » et autres « colis suspects » lentes et exaspérantes, support client inexistant (ils ne répondent jamais à leurs numéros hyper surtaxés et leurs agences ont des horaires et une affluence impossibles !), grèves 200 jours dans l’année, j’en passe et des meilleures.

Pourtant, j’ai tenu 5 ans avec mon blog sans jamais leur jeter la pierre… il fallait bien une occasion qui fasse déborder le vase, me direz-vous. Et bien, la voici.

Durant le mois d’août, tout le monde à Paris le sait, la RATP n’a aucune scrupule à faire fermer le RER A pendant la période estivale. Soi-disant pour améliorer la qualité des équipements, ce qui est imperceptible puisqu’à chaque fois, dès la rentrée, les problèmes sont les mêmes et toujours aussi nombreux.

Bien évidemment, aucune alternative n’est mise en place pour transporter cette masse de gens, ce serait trop facile. Il faut donc se débrouiller avec les métros et bus existants… qui seront bien évidemment pris d’assaut.

Sauf qu’un beau soir, alors que je rentrais d’un footing à Châtelet, le métro Ligne 1, seule alternative efficace au RER A pour regagner mon domicile, était victime de ce fameux incident qui a torturé des voyageurs jusqu’au profond malaise en plein épisode caniculaire.

Alors oui, je m’estime encore heureux de ne pas avoir fait partie de cette rame, quelle chance, me direz-vous !

En échange, les agents sur place m’ont nonchalament orienté sur les bus d’un revers de main… des bus pris d’assaut par les nombreux voyageurs dans le même pétrin. Et il n’en passait pas suffisament pour répondre à la sollicitation.

A chaque arrêt, le bus mettait des lustres à repartir. Plaqué contre la vitre, je commençais à suffoquer.

Bien mal élevés comme leur réputation le laisse entendre, certains jeunes du profil « Team Skull » comme je les appelle pour rester poli, mécontents de ne pas pouvoir entrer dans le bus, ont déclenché une bagarre, ce qui n’a pas facilité les choses.

Je suis rentré chez moi au bout de 2 heures, à bout de souffle et au bord de l’évanouissement à cause du malaise. De quoi intenter un bon procès à la RATP et récupérer quelques dizaines de milliers d’Euros (ah pardon, ça c’est plutôt aux USA).

Ni une ni deux, je les ratifie d’un bon petit recommandé fait maison pour me plaindre de la lamentabilité de leurs services :

 

RATP
 

Lettre à laquelle ils n’ont que le culot de répondre :

 

RATP 2
 

Bref, cette société dépasse amplement tout espoir de récupération. La solution ?

– Forcer les dirigeants de la RATP à démissioner, les juger, et les mettre en prison pour profonde incompétence menant à la maltraitance de la population
– Faire fermer la RATP
– Confier les transports parisiens à une entreprise privée de bonne réputation (de préférence étrangère), avec une réelle gestion, autant au niveau de l’infrastructure que du support clients

En ce qui me concerne, j’ai depuis résilié mon abonnement Navigo en novembre dernier par lettre recommandée. Demande que la RATP a sans surprise ignoré, et continue de me prélever.

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai donc révoqué mon dernier prélèvement et suspendu l’autorisation de prélèvements de la RATP sur mon compte. Je les ai également gratifiés d’un courrier pour les informer de cette situation.

J’attends à présent qu’ils me recontactent pour la suite. A suivre…

Mise à jour du 16 mars 2019
La RATP vient de m’envoyer un courrier pour me dire que ma demande de résiliation, reçue par leurs services le 13 mars 2019 (sic!) a été prise en compte. 

Elle prend effet (rétroactivement je suppose) au 30/11/2018. Pour le moment, pas d’infos concernant un éventuel remboursement des sommes perçues depuis.

A suivre…

 

Mise à jour du 6 avril 2019
Finalement j’ai été remboursé du mois de décembre (et du mois de février que la RATP n’a pas pu me prélever), le mois de janvier étant gratuit. Tout est bien qui finit bien. 

Sosh, RED, Bouygues, Free Mobile : le comparatif des 4 opérateurs low-cost

Ayant été client d’Orange via un forfait Open Play Fibre depuis des années, j’ai pu jouir d’une qualité de ligne mobile absolument irréprochable.

Couverture impeccable, service client téléphonique compétent (ce qui est rare !), et catalogue hors forfait raisonnable, j’ai toujours plaidé qu’Orange était le meilleur opérateur mobile français. Seul reproche : le prix.

Voulant réduire ma facture, et devant la multiplication des offres des opérateurs « low cost », j’ai décidé de franchir le pas et de voir si je pouvais jouir de la même qualité de prestation chez un concurrent moins cher.

Voici donc le verdict, avec le comparatif de tous les opérateurs « low-cost », chez lesquels j’ai donc récemment fait un tour.

4e – RED (SFR)

Une couverture réseau médiocre, des débits à la traine et des saccades en communication, RED cumule les désagréments et couronne le tout avec une expérience de facturation désastreuse : habitué au confort de ma ligne d’Orange, qui permet en général d’appeler l’Europe sans trop de mauvaises surprises, j’ai eu le malheur de passer un appel d’un quart d’heure au Luxembourg (non seulement un pays d’Europe, mais en plus un pays pratiquement considéré comme faisant partie de la France !), ce qui m’a valu un hors forfait de… 20 €.

Le service client téléphonique est inexistant, renvoyant vers le site de RED, tellement difficile à surfer pour trouver le forum adéquat, qui en plus s’est avéré désert.

Quant au service client sur Twitter, il m’a tout simplement envoyé balader. Même pour 9,90 € / mois, c’est trop !

Note: 1/5

Avantages
Inconvénients
+ L’offre à vie – La couverture
– Les débits
– Les saccades en communication
– Le hors forfait abusif
– Le service client aux abonnés absents

3e – Bouygues Telecom

J’ai portabilisé ma ligne chez Bouygues en septembre / octobre 2018, pour bénéficier d’une promo à 9,90 €.

Malgré une couverture tout à fait acceptable, Bouygues jouit surtout de problèmes techniques rédhibitoires, avec une des fonctions les plus basiques : les appels.

En effet, pendant des semaines, la moitié de mes correspondants ne réussissaient pas à me joindre car « mon numéro n’était pas attribué ».

J’ai donc contacté le service client à deux reprises : la première fois, on m’a raccroché au nez en pleine conversation, au bout d’une demie-heure d’attente pour avoir un conseiller.

La seconde, on m’a certifié « qu’il n’y avait plus aucun problème », mais le problème persistait.

Après de longues recherches et interrogations de forumeurs sur Internet, il s’avère que ce problème est fréquent chez Bouygues, et dû à une mauvaise portabilité, mais, selon ces forumeurs, « il finit par se résoudre tout seul au bout d’un mois. ».

J’ai envie de dire « encore heureux », mais ayant besoin d’être joignable à cette époque, je n’ai pas pu patienter davantage ; en effet, ce qui m’a surtout découragé, c’est l’incompétence et les manières du service client.

Note: 2/5

Avantages
Inconvénients
+ Les débits et la couverture corrects
+ L’offre à vie
+ La présence d’un service client téléphonique
– Les problèmes de portabilité
– Le service client incompétent

2nd – Free Mobile

Dernier arrivé et trublion du marché de la téléphonie mobile française, l’opérateur de Xavier Niel frôle le sans faute ; avec un package data généreux (100 Go), des réductions aux abonnées Freebox, et surtout des destinations et tarifs de roaming imbattables, surtout hors zone Europe, Free Mobile a vraiment tout pour être en tête de ce classement.

Ou presque… il pêche hélas par une couverture data très capricieuse, y compris dans des grandes villes comme Paris, et surtout une couverture 4G+, selon mes itinéraires et tests, pratiquement inexistante.

Et bien que, selon mes tests, il semble être le seul opérateur que je connaisse à couvrir convenablement les terminaux de l’aéroport Charles De Gaulle, ce n’est clairement pas suffisant.

Dernier problème : au bout d’un certain temps en communication, la qualité de la voix se dégrade d’un seul coup (friture importante sur la ligne).

On est alors obligé de raccrocher et rappeler le correspondant pour résoudre le problème. Pas très grave, mais pour le moins frustrant.

Note: 4/5

Avantages
Inconvénients
+ La présence d’un service client téléphonique
+ Le catalogue attrayant
+ Les nombreuses destinations hors Europe couvertes par le roaming et le fait que cette liste s’allonge fréquemment
– La couverture data très capricieuse
– La voix qui se dégrade d’un seul coup lorsque la communication est longue

1er – Sosh

Sosh a toujours eu mes faveurs en termes d’opérateur mobile. Et pour cause : un package Data plus confortable que la concurrence (50 Go contre en général 20 ou 30), une brochure tarifaire qui a le mérite d’être plus claire, et des tarifs hors forfait un peu plus raisonnables quand il s’agit de l’Europe.

Par dessus ces avantages, c’est le seul opérateur à offrir une couverture réseau irréprochable présente même dans les transports en commun comme le RER A, mais souffrant d’une absence à l’aéroport Charles De Gaulle.

Seul regret : en tant que client Sosh, il est impossible de jouir des services de l’excellente hotline téléphonique d’Orange, ce qui n’est pas forcément justifié au vu du tarif supérieur à la concurrence.

Malgré cela, je concède que les 25 € / mois demandés sont amplement mérités.

Note: 5/5

Avantages
Inconvénients
+ La couverture et les débits intalonnables
+ Le catalogue de hors forfait raisonnable en zone UE
– L’absence de service client téléphonique au vu du prix supérieur à la concurrence

Hors Classement – Prixtel

J’ai également profité de mon itinérance inter-opérateurs pour essayer Prixtel, qui proposait une offre à 9,90 € / mois pendant 6 mois.

L’avantage, c’est qu’on est libre de choisir entre le réseau SFR ou Orange pour sa ligne, ce qui avantage chacun en fonction de son lieu de résidence et les lieux qu’il visite habituellement. Excellente initiative.

Dans la pratique, si Prixtel offre exactement la même qualité de service niveau couverture que Sosh, puisqu’il s’agit du même réseau, ainsi qu’une interface web sobre et claire, il pêche surtout par un catalogue hors forfait absolument épouvantable ; ici, les prestations hors territoire français se comptent souvent en Euros, et non en centimes.

Il n’en a pas fallu plus pour m’effrayer et me faire partir…

Avantages
Inconvénients
+ Le choix du réseau
+ La qualité de service équivalent à celle de Sosh avec un réseau Orange
+ La sobriété de l’espace client
– Le catalogue hors forfait rédhibitoire
– La limite de 6 mois à l’offre à 9,90 € / mois